Dossier du Parc national du Mont-Orford
LE GOUVERNEMENT N’A AUCUNE ÉTUDE!
Québec, le mardi 21 mars 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, dénonce l’absence d’étude sur les coûts associés à la vente et au rachat de terrains dans le dossier du Mont-Orford.
Questionné à l’Assemblée nationale par Stéphane Bergeron, hier et aujourd’hui, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, a refusé de confirmer l’existence de rapports d’évaluation sur les coûts associés à la vente et à l’achat de terrains dans le dossier du Mont-Orford. Il a même affirmé qu’il n’était pas non plus question de vendre le Mont-Orford! « Si le fait d’échanger 649 hectares à un promoteur privé contre de l’argent ne constitue pas une vente dans l’esprit du ministre, on comprend mieux maintenant qu’il puisse exister un désaccord fondamental entre nous, en ce qui a trait au concept de privatisation des biens publics », a indiqué Stéphane Bergeron.
Rappelons que dans le journal Les Affaires du 18 mars dernier, le titulaire de la Chaire SITQ en immobilier de l’Université du Québec à Montréal, Jacques Saint-Pierre, affirmait que les coûts de vente du Mont-Orford seraient beaucoup plus élevés que prévu et que prétendre le contraire relève de la pensée magique et d’un amateurisme flagrant. « Le ministre du développement durable n’est pas en mesure de nous démontrer clairement comment il fait ses calculs. C’est à se demander pourquoi le gouvernement semble si pressé d’aller de l’avant avec un projet si mal ficelé », a soutenu le député de Verchères.
Le ministre Béchard a déclaré vouloir procéder rapidement dans le dossier et il semble qu’il veuille aller encore plus rapidement que ce que les gens ont pu penser jusqu’à maintenant. « Mais où se situe exactement l’urgence dans ce dossier? Après un an de tergiversations, voilà que le ministre Béchard, dès sa nomination, précipite la décision gouvernementale sans avoir convaincu l’opinion publique de la pertinence de ce projet, ni de la nécessité de procéder si rapidement », a poursuivi Stéphane Bergeron.
« Le ministre veut aller de l’avant avec ce projet sans l’approbation de la majorité de la population, sans disposer de la moindre étude concrète sur les coûts associés à la transaction, sans respecter les principes édictés dans le projet de loi sur le développement durable, ni le processus prévu par la Loi sur les parcs, et non plus sans se donner la peine d’examiner quelque autre alternative à ce projet. C’est véritablement inquiétant », a conclu Stéphane Bergeron.

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