«UN EXERCICE DE PRESTIDIGITATION»
- STÉPHANE BERGERON
QUÉBEC, le 23 mars 2006 – Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, estime qu’après s’être fait élire sur des engagements fermes et précis, le gouvernement Charest continue d’allonger la liste des promesses électorales rompues. «Les libéraux parlaient, en 2003, de réductions d’impôts de l’ordre de 5 milliards $ tout en plaçant la santé et l’éducation en tête de la liste de leurs priorités. Ils s’engageaient à livrer une bataille en règle au sujet du déséquilibre fiscal. La réalité c’est que, loin d’avoir réussi à récupérer du fédéral les sommes dont il aurait eu besoin pour se ménager une certaine marge de manœuvre, le gouvernement libéral, à la fin de l’année financière 2006-2007, aura réussi à augmenter la dette de 10 milliards $», a indiqué monsieur Bergeron.
Le fonds des générations: la grande illusion libérale
Le remboursement de la dette publique a été identifié par le gouvernement libéral comme l’élément central de son budget 2006-2007. «Quand le gouvernement aura mis 74 millions dans ce fonds à la fin de l’année, la dette du Québec, elle, se sera accrue de près de 3 milliards $. Le ministre des Finance lui-même admet que la dette continuera d’augmenter encore, année après année, malgré la création du fonds. De son propre aveu, il prévoit que cette dette sera de 140 milliards $ en 2025 alors qu’elle est aujourd’hui de 118 milliards $. Le gouvernement Charest a donc décidé de procéder hypocritement à l’augmentation des tarifs d’hydro-électricité puisqu’il impose une nouvelle taxe à Hydro-Québec qui elle, aura le fardeau de refiler la facture à ses clients!» a commenté Stéphane Bergeron.
Éducation: le réseau ne parviendra pas à joindre les deux bouts
Les investissements annoncés dans le réseau de l’éducation ne permettront pas de combler les besoins. «Un doute persiste sur la décision d’augmenter de 90 minutes par semaine le temps en classe et l’enseignement de l’anglais dès la première année. Je me demande comment les commissions scolaires vont pouvoir respecter ces engagements et couvrir les frais de système? Je doute qu’elles puissent y parvenir», a soutenu M. Bergeron.
Santé: le gouvernement libéral ne pourra toujours pas éliminer les listes d’attente
Depuis son arrivée au pouvoir, l’équipe libérale n’a pas investi la moitié de ce qu’elle avait promis en santé. Le réseau de la santé et des services sociaux devait compter cette année sur 1,5 milliard $ selon l’engagement du Parti libéral. Or, le budget du ministre Audet n’atteint pas cet engagement. «Avec le modeste investissement annoncé, le gouvernement ne pourra améliorer l’accès aux soins à domicile et encore moins éliminer les listes d’attente qui atteignent des sommets importants. Faut-il lui rappeler que plus de 110 000 personnes attendent sur les listes d’attente, dont plus de 41 000 personnes hors des délais médicalement acceptables. C’est 6 000 de plus que lorsque le gouvernement libéral est arrivé en poste en 2003», a indiqué Stéphane Bergeron.
Le député de Verchères déplore aussi l’attitude du gouvernement libéral, qui annonce en grande pompe un crédit d’impôt pour le soutien à domicile, alors que cette mesure n’entrera en vigueur qu’en janvier 2007! Il dénonce aussi le fait que près d’un demi million de personnes n’ont toujours pas accès à un médecin de famille.
Baisse d’impôts: loin des engagements
Même s’il a maintes fois affirmé qu’il baisserait les impôts de 5 milliard $ durant le mandat, à raison de 1 milliard $ par année, ce budget confirme à nouveau que Jean Charest n’a pas su réaliser sa promesse. Pire encore: la hausse des tarifs étant de 2,3 milliards $, les Québécoises et Québécois sont donc perdants, puisque leur fardeau fiscal s’est alourdi de près d’un milliard $ par année. La baisse annoncée aujourd’hui constitue à peine 75 millions $ cette année, ce qui représente 32 cents par semaine pour chaque contribuable, soit l’équivalent d’un café par mois!
«Comme je l’ai déjà dit, ce sont les Québécoises et les Québécois qui écoperont de nouvelles hausses de tarifs déraisonnables, comme les tarifs d’hydroélectricité et la hausse du permis de conduire et d’immatriculation. Incidemment, la méthode libérale de hausser les tarifs se poursuivra», a ajouté M. Bergeron.
Autres ministères: les coupures se poursuivent
«Le gouvernement s’apprête à sacrifier des missions importantes. Pensons au plan pour la réduction des gaz à effet de serre, la réforme des services correctionnels et le développement touristique. Ce qui est encore plus déplorable c’est la décision de maintenir au minimum, voire même réduire, l’aide aux plus démunis et aux personnes en recherche d’emploi», a ajouté le député de Verchères.
Posant un jugement sur le budget libéral, il n’y voit rien d’autre qu’un exercice de prestidigitation, qui traduit un manque de vision et d’inspiration, de même qu’une pitoyable résignation face au gouvernement fédéral. «Le budget déposé aujourd’hui par le ministre des Finances confirme une fois de plus que le gouvernement Charest renie ses engagements, camoufle son échec à régler le déséquilibre fiscal et berce d’illusions la population sur le remboursement de la dette» a conclu Stéphane Bergeron.