Le gouvernement Charest doit protéger l’intégrité du parc du Mont-Orford
Montréal, le mardi 7 mars 2006 - Le chef du Parti Québécois, André Boisclair, le maire d'Orford, Pierre Rodier, le député de Verchères et porte-parole de l'opposition officielle en matière de parcs, Stéphane Bergeron, et le député de Johnson, Claude Boucher, dénoncent la décision gouvernementale de vendre une partie du parc du Mont-Orford. « Le gouvernement Charest est sur le point de vendre au privé un parc national. C’est inacceptable et nous allons défendre l’intégrité du parc du Mont-Orford et soutenir les préoccupations justifiées de la population et des groupes environnementaux », a déclaré André Boisclair.
L'annonce de ce projet controversé survient une semaine, jour pour jour, après le départ de M. Mulcair et de la nomination du nouveau ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude Béchard. « Après plusieurs mois d'attente, force est de constater que le gouvernement libéral a attendu l'arrivée d’un nouveau ministre pour annoncer ce projet et que la décision gouvernementale est une conséquence directe du remaniement de la semaine dernière. On voit aujourd'hui que M. Béchard ne fait rien pour faire oublier son surnom de yesman! », a indiqué M. Boisclair.
La proposition de la vente au privé du territoire actuellement sous bail du parc national du Mont-Orford est incomplète et irréaliste. Non seulement aucun échéancier n'a été proposé, mais aucune explication n'a été donnée quant à la façon de procéder. Rien n'a été dit sur les coûts de la rupture de l’actuel bail détenu par Mont-Orford inc. et les coûts du rachat des terrains avoisinants. « Aucune étude d'impact ne sera faite sur un projet dont nous ne connaissons rien. Nous n'avons pas non plus d'information sur les impacts sur les municipalités avoisinantes de l'actuel parc. Qu'adviendra-t-il de celles-ci si le gouvernement ne réussit pas à aller chercher suffisamment de fonds pour acheter les terrains autour du parc? Plusieurs questions techniques et fondamentales restent sans réponse dans ce dossier. C'est encore un bel exemple d'improvisation de ce gouvernement », a ajouté M. Bergeron.
« Nous allons demeurer très vigilants dans ce dossier et nous allons nous assurer que l'appel d'offres public n'est pas fait sur mesure pour permettre aux promoteurs actuels d'obtenir certaines faveurs. Nous allons suivre attentivement l’élaboration de l'appel d'offres et de la composition du comité de sélection », a pour sa part indiqué M. Boucher.
Consultation publique sur la proposition du ministre Béchard
Le chef du Parti Québécois, André Boisclair, demande également au gouvernement de respecter la Loi sur les parcs qui prévoit dans l’article 4 une audience publique dès qu’un ministre veut modifier les limites d’un parc. « Les citoyennes et les citoyens du Québec sont préoccupés de cette vente d’un parc au privé et je demande qu’une consultation publique soit mise sur pied rapidement pour bien comprendre les aboutissants de cette décision », a conclu M. Boisclair.
Rappelons également que le gouvernement libéral s'était engagé à faire passer le pourcentage des aires protégées de 3,8 % du territoire québécois qu'il représente actuellement à 8 % en 2006. La moyenne mondiale, à ce chapitre, est de 12 %. « Le Québec est déjà en retard à cet égard et il faudra suivre de très près l'évolution de ce dossier afin de nous assurer que les aires protégées seront une priorité dans la mise en œuvre de ce projet », a conclu M. Bergeron.

Si M. Charest veut doubler la superficie du Parc du Mont Orford, rien ne s'y oppose. Qu'il fasse d'abord les acquisitions nécessaires. Une fois celles-ci faites objectivement, trouvons des solutions pour résoudre les difficultés de rentabilité de la station de ski. On verra bien si le projet de doubler sa superficie n'est pas que de la poudre aux yeux, une autre façon de favoriser les amis. À la limite, une des solutions pourrait être de fermer la station de ski. Présentement, Charest et son gouvernement mettent la charrue devant les bœufs. Faudrait comprendre leurs objectifs. On a aucune raison de vendre le domaine public.
Rédigé par: A Labelle | le 13 mars 2006 à 13:31
Merci de défendre le Mont-Orford et les ères protégées dont nous avons tant besoin! J'aimerais être informée de toute démarche , participation, que je peux faire en tant que simple citoyenne dans ce dossier( marches, pétitions, etc..).
Merci encore, bien à vous , Sylvie Lacombe
Rédigé par: Sylvie Lacombe | le 12 mars 2006 à 15:38