L’OPPOSITION OFFICIELLE DÉNONCE L’OUVERTURE DU MINISTRE À LA PRIVATISATION DES ZECS
Québec, le jeudi 16 mars 2006 – Le député de Verchères et porte parole en matière de faune et parcs, M. Stéphane Bergeron, dénonce l’intention du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil d’ouvrir la porte à la privatisation des zones d’exploitation contrôlées (zecs).
Questionné aujourd’hui à l’Assemblée nationale, le ministre Corbeil n’a pas nié que son gouvernement allait procéder. Or, malgré le mécontentement général de la population dans le dossier de la privatisation du Mont-Orford, le gouvernement vendra une partie importante de la montagne, une part du patrimoine naturel du Québec.
« Dans le contexte actuel du projet de vente du Parc national du Mont-Orford au privé, qui suscite l’opposition de 76% de la population québécoise, on peut se questionner sur les intentions véritables qui poussent le gouvernement à aller de l’avant avec la privatisation des zecs. Qui bénéficiera de ces décisions dommageables pour la population québécoise et pourquoi le gouvernement de M. Charest s’entête a faire continuellement fi des préoccupations de la population du Québec», a indiqué le député.
Rappelons que les zecs ont été créées dans un esprit de conservation et de mise en valeur de la faune dont la gestion est faite par les populations locales. Comme le prévoit la politique gouvernementale qui régit l’exploitation des zecs, les territoires doivent demeurer la propriété de tous et être accessible à tous. « Le gouvernement Charest n’écoute pas la population, il gère son agenda en fonction d’intérêts particuliers allant à l’encontre de l’intérêt commune et des principes de développement durable. Je trouve inconcevable que le gouvernement aille de l’avant avec une énième privatisation, comme si le Québec était à vendre», a ajouté M. Bergeron.
«Le gouvernement ne peut continuellement aller à l’encontre des intérêts de la population. M. Corbeil doit immédiatement revenir sur sa décision dans ce dossier et empêcher toute privatisation des zecs, même partielle, afin de respecter les intérêts du Québec mais également dans le but de préserver un important héritage légué aux générations actuelles et futures par le Parti Québécois de René Lévesque », a conclu le député.

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