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Vente du Mont-Orford à des intérêts privés

UN DÉLUGE DE MOTS POUR JUSTIFIER UN PROJET INACCEPTABLE

Québec, le vendredi 28 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, dénonce la langue de bois du ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, à l’occasion de l’étude des crédits budgétaires débattus aujourd’hui à l’Assemblée nationale.

« Bien que nous soyons favorables à l’agrandissement du Parc national du Mont-Orford et l’atteinte de l’objectif sur les aires protégées largement déficitaire au Québec, nous continuons de croire qu’il est scandaleux que le gouvernement Charest ait pu imaginer vendre une partie de la montagne pour y parvenir, encore moins quand cette montagne est un patrimoine collectif et une fierté régionale et nationale. C’est complètement irrationnel », a indiqué M. Bergeron.

Rappelons que le député de Verchères s’est dit favorable à l’agrandissement du Parc national du Mont-Orford et a réitéré sa position à l’Assemblée nationale le 5 avril dernier. Or, le ministre Béchard ne semble pas l’avoir écouté puisqu’il se réveille aujourd’hui par voie de communiqué. « Enfin, je comprends certaines choses. Le ministre a besoin de beaucoup de temps pour écouter et finalement comprendre les gens. Peut-être va-t-il enfin entendre la population du Québec et plus particulièrement celle de l’Estrie, les experts et chercheurs, les ex-directeurs de parcs, les membres du caucus libéral, les membres du Parti libéral, de la Coalition S.O.S Parc Orford, qui sont profondément contre la vente de la montagne et enfin dire à son premier ministre qu’il est grand temps de reculer dans ce dossier », a poursuivi le député.

Le ministre Béchard a volontairement refusé aujourd’hui de répondre à plusieurs questions de l’opposition officielle lors de l’étude des crédits. « Le ministre est passé maître dans l’art de parler pour ne rien dire. C’est un déluge de mots dans un désert d’idées. La question maîtresse demeure sur la table : pourquoi faut-il vendre une montagne pour doubler la superficie du Parc national du Mont-Orford? À cela, le yes man du premier ministre Charest n’a aucune réponse » a déclaré Stéphane Bergeron.

Le député de Verchères persiste à dire que ce ne sont pas tous les terrains mis en réserve foncière qui sont de valeur exceptionnelle, comme il en a fait la démonstration en conférence de presse le 18 avril dernier. Par ailleurs, le ministre n’a pas été en mesure d’infirmer le fait que l’exploitation forestière de la compagnie Greif, qui est propriétaire de 66 % de ce terrain, avait cessé. « On se demande toujours combien coûtera l’entente avec la compagnie pour cesser les travaux. De plus, dans les crédits budgétaires du ministère, aucune prévision n’a été faite pour l’achat éventuel de terrains. Cela prouve une fois de plus que ce projet est sous le sceau de l’improvisation, de la précipitation et de la confusion », a indiqué le député.

« Nous avons réitéré notre proposition au ministre de s’asseoir avec tous les intervenants afin d’en arriver à une solution concertée. Une fois de plus, le ministre est demeuré vague à souhait refusant systématiquement de répondre à la question », a conclu le député.

Stéphane Bergeron et le chef du Parti Québécois, André Boisclair

Marchemontorford_1
Stéphane Bergeron et le chef du Parti Québécois, André Boisclair, lors de la manifestation de la coalition S.O.S. Parc Mont-Orford, le 22 avril dernier.

Sosparcorford

Grande Mobilisation nationale contre la privatisation du Parc du Mont-Orford

Photos : S.O.S Parc Mont-Orford

Projet du parc du Mont-Orford;

«Plusieurs terrains convoités par le ministre sont en cours de déboisement!»
- Stéphane Bergeron

Québec, mardi 18 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, monsieur Stéphane Bergeron, a rendu public un certain nombre de photos troublantes témoignant d’activités de déboisement en cours sur plusieurs des terrains mis sous réserve foncière par le ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, dans le cadre du projet d’agrandissement du parc du Mont-Orford.

«C’est une bien triste découverte qui a été faire, alors qu’on a, pour reprendre l’expression du ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, “marché les terrains” convoités par le gouvernement pour l’agrandissement du parc national du Mont-Orford. Certaines zones sont sous exploitation forestière. Les images sont éloquentes: importants sillons laissés par les débusqueuses, de nombreux chemins forestiers, des arbres coupés, des branches qui jonchent le sol, des souches laissées en plan. De nombreux arbres, pourtant épargnés par les débusqueuses, portent néanmoins les marques flagrantes de l’activité humaine intensive qui a cours dans les parages. C’est complètement renversant», a lancé le député Stéphane Bergeron.

«Pourtant, a-t-il poursuivi, le ministre avait affirmé à l’Assemblée nationale qu’il avait “marché les terrains”, afin de s’assurer de la valeur écologique de ceux-ci. De deux choses l’une, ou bien la visite aura été très expéditive ou bien le ministre fait preuve de mauvaise foi!»

Le député de Verchères n’a pas manqué d’insister sur l’étendue et la localisation géographique problématique des travaux en cours: «Au travaux en cours dans le secteur du Mont Carré, s’ajoutent ceux au nord de la route 222, d’autres dans la prucheraie, sise au nord du ruisseau Ély, qui sert de décharge au Lac Larouche, et des activités d’abattages d’arbres dans la bande de protection de la rive du ruisseau de décharge du Lac Chevreuil. En quoi des terrains sous exploitation forestière contribueront-ils à la vocation de conservation du parc?», s’est interrogé monsieur Bergeron.

S’agissant de la superficie totale des terrains faisant l’objet d’activités interdites dans un parc de conservation, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs a sommé son vis-à-vis de produire un inventaire complet des territoires en question. «Les dégâts touchent aussi les sentiers pédestres aménagés par Les Sentiers de l’Estrie. Comme le principal secteur visité, constitué de terrains appartenant présentement à la compagnie des frères Greif, se trouve littéralement à la jonction entre le parc actuel et la partie la plus importante de l’agrandissement projeté, les amateurs de plein air et de randonnée pédestre auraient à traverser une zone dévastée en parcourant le parc du nord au sud et vice-versa. Le ministre osera-t-il maintenir que l’ensemble des terrains qu’il convoite ont une grande valeur écologique?», de demander le député de Verchères.

Enfin, Stéphane Bergeron a rappelé que la double vocation de l’actuel Parc national du Mont‑Orford avait été reconnue et endossée par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. « Les activités récréatives, que sont le ski et le golf, ont leur place historique dans le parc et reçoivent l’assentiment de la population. Loin de respecter l’intégrité du Parc national, le gouvernement Charest s’apprête à le dénaturer complètement en vendant la montage dont il porte le nom. On n’échange pas des écosystèmes en haute altitude pour des terres basses, surtout si certaines d’entre elles ont peu de valeur sur le plan de la conservation. S’il a vraiment à cœur le développement durable, le ministre peut bien accroître la superficie du Parc national du Mont-Orford, mais il doit à tout prix y maintenir la montagne, afin d’assurer la conservation permanente d’un territoire protégé », a conclu le porte-parole.

Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford
Projet d'agrandissement du Parc national du Mont-Orford

Pour visionner les photos : http://montorford.stephanebergeron.com

Pour visionner la conférence de presse : http://www.assnat.qc.ca/fra/conf-presse/liste.asp?annee=2006

Dossier du Parc national du Mont-Orford

« LE GOUVERNEMENT DOIT FAIRE VOLTE-FACE! »

- STÉPHANE BERGERON

Québec, le mercredi 5 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole en matière de faune et parcs, M. Stéphane Bergeron, a formellement demandé au gouvernement de renoncer au projet de vente du Parc national du Mont-Orford, tel que présenté à la population le 6 mars 2006.

Questionné à l’Assemblée nationale, le 5 avril dernier, le ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, maintient sa position sur l’avenir du parc national du Mont-Orford, faisant ainsi fi de l’opposition populaire à ce projet.

«Nous avons tendu la main au ministre et à son gouvernement ce matin par le biais d’une motion pour qu’il abandonne le projet et revienne à la table des négociations avec la population de l’Estrie afin de trouver une solution à ce conflit qui prend chaque jour plus l’ampleur et suscite une très large contestation de la part de la population du Québec.  Malheureusement, le gouvernement a voté contre cette motion.  Fait intéressant à noter cependant, MM. Mulcair et Paradis n’étaient pas présents lors du vote sur la motion que j’ai déposée, ce qui laisse à penser qu’ils sont toujours opposés au projet, malgré l’apparente réconciliation dans les rangs libéraux», a indiqué M. Bergeron.

Rappelons que le projet initial de développement d’unités domiciliaires dans le parc national du Mont-Orford avait été rejeté par le BAPE parce que celui-ci ne respectait pas les normes environnementales.  Or, un second projet a été présenté par le nouveau ministre, un projet sur lequel l’ex-ministre du Développement durable, M. Mulcair, a toujours refusé d’apposer sa signature.

«Une chose semble claire, c’est que la confusion et le manque évident de transparence règnent dans le camps libéral.  L’arrivée de M. Béchard au ministère n’a rien d’une coïncidence.  Le fait que celui-ci aille de l’avant avec le projet prouve qu’il répond à une commande politique de son chef.  Quelles que soient les motivations, je pense que les effets de la vente d’une partie du parc national du Mont-Orford seraient plus dramatiques, plus dommageables que la situation actuelle.  Il est totalement inadmissible que soit vendue, à des intérêts privés, une partie du patrimoine collectif des Québécoises et Québécois», a déclaré le député.

«Nous avons affaire ici à un nouveau projet, lequel n’a pas été soumis à une audience publique, qui ne répond pas aux principes énoncés dans le projet de loi sur le Développement durable présenté par le gouvernement, qui va à l’encontre de la volonté populaire et qui est en plus illégal.  Comment un gouvernement peut-il aller de l’avant avec un projet qui renferme autant de déficiences?», s’est questionné M. Bergeron.

«Pour toutes les incohérences que renferme ce projet, pour la confusion générale que celui-ci suscite et parce qu’un manque de transparence évident sous-tend la transaction, nous exigeons que le gouvernement renonce au projet de vente du Parc national du Mont-Orford, tel qu’annoncé par le nouveau ministre du développement durable, de l’environnement et des parcs», a conclu M. Bergeron.


Le site de le SEPAQ offre une série de photos du Parc national du Mont-Orford que nous vous invitons à consulter en cliquant ici.

Motion Mont-Orford

Québec, le mardi 4 avril 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et de parcs, Stéphane Bergeron, a présenté une motion qui sera débattue demain, le mercredi 5 avril 2006, de 10 h à midi, au Salon bleu de l’Assemblée nationale. Cette motion se lit comme suit :

« Que l’Assemblée nationale demande au premier ministre du Québec de renoncer à son projet de vendre une partie du parc du Mont Orford à des intérêts privés ».

Rappelons qu’après le débat de deux heures, tous les députés de l’Assemblée nationale seront appelés à voter sur la motion présentée par le député de Verchères.