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Fermeture de l’école J.-P.-Labarre à Varennes

Le conseil municipal de la ville de Varennes, le député de la circonscription de Verchères, M. Stéphane Bergeron et le Conseil d’établissement de l’école J.-P.-Labarre, demandent à la Commission scolaire des Patriotes de surseoir à sa décision de fermer l’école J.-P.-Labarre à Varennes

Varennes, le 29 mai 2006 – Le conseil municipal de la ville de Varennes, le député de la circonscription de Verchères, M. Stéphane Bergeron et le Conseil d’établissement de l’école J.-P.-Labarre, s’unissent pour demander au conseil des commissaires de la Commission scolaire des Patriotes de surseoir à sa décision de fermer l’école J.-P.-Labarre à Varennes.

L’impact de l’expansion du périmètre urbain sur la clientèle d’âge scolaire et préscolaire, s’est retrouvé au cœur de nombreuses interrogations exprimées par les intervenants lors de la consultation publique tenue par la Commission scolaire des Patriotes le 12 avril dernier. Plusieurs mémoires demandaient à la Commission scolaire d’évaluer l’impact qu’aurait l’ajout de nouveaux ménages au cours des quinze prochaines années sur la clientèle scolaire varennoise.

Le maire de la ville de Varennes, M. Michel Tremblay, a rappelé qu’ « avec l’adoption, par le gouvernement du Québec, du schéma d’aménagement révisé de la MRC Lajemmerais, Varennes compte entreprendre à très court terme de nouvelles démarches afin d’accroître son périmètre d’urbanisation et ce schéma d’aménagement révisé confirme aussi l’expansion future du périmètre urbain de la municipalité. » Ce document élaboré par la MRC de Lajemmerais en vertu des dispositions prévues par la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme a été entériné en février 2006 par le gouvernement du Québec. Le ministère de l’Éducation, tout comme l’ensemble des ministères, a donné son approbation aux mesures inscrites à l’intérieur du schéma d’aménagement.

Pour sa part, le député de la circonscription de Verchères, M. Stéphane Bergeron, a mentionné qu’il serait « souhaitable, le temps que la situation se précise, par rapport au projet de développement domiciliaire à Varennes, que la Commission scolaire des Patriotes repousse d’une année la mise en œuvre de la décision, advenant que celle-ci soit effectivement maintenue. Ce report d’une année serait d’autant plus souhaitable qu’il permettrait d’éviter que les écoles restantes, sur le territoire de la Ville de Varennes, aient à composer, pendant cette même année, avec un nombre insuffisant de locaux pour les cours d’anglais, les dîners et services de garde, et autres services ».

Le président du conseil d’établissement de l’école J.-P.-Labarre, M. Richard Gendron,  a affirmé : « Nous croyons que la commission scolaire n'a pas tenu compte du fait que la baisse démographique du Secteur Ouest de Varennes repose également et en grande partie sur la baisse de la mise en chantier dans le secteur résidentiel ». Rappelons que le schéma d’aménagement de la MRC prévoit que la population varennoise devrait croître de 3 990 habitants d’ici 2016. La Ville prévoit donc la construction d’une centaine d’autres logements localisés à d’autres endroits sur son territoire. « Il est impératif de considérer ces nouveaux paramètres avant d'envisager la fermeture d'une grande école à Varennes afin de nous assurer que nous ne connaîtrons pas, dans les années futures, des problèmes de dépassement de maximum, de manque de locaux et de relocalisation de clientèle si l’on permet prématurément la fermeture de l’école J.-P.-Labarre », a mentionné monsieur Richard Gendron.

Consultations particulières sur le projet de loi privatisant le Mont-Orford : L'opposition officielle déplore l'empressement du gouvernement Charest

Québec, le mardi 23 mai 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, déplore l’empressement du gouvernement Charest d’aller de l’avant avec le projet de loi spéciale consacrant la vente du Mont-Orford à des intérêts privés.

Le député Bergeron s’explique mal l’entêtement du gouvernement, malgré l’opposition ferme de la majorité de la population, malgré la demande répétée de plusieurs groupes de retirer le projet de loi et malgré le manque de transparence évident de ce projet scandaleux.

« Pourquoi le gouvernement refuse-t-il l’offre faite par la Coalition SOS Parc Orford de suspendre jusqu’au 15 décembre le processus d’adoption du projet de loi afin de créer une table de concertation régionale, tel que le recommande le rapport du BAPE? À ce que je sache, l’intérêt public n’est pas menacé en accédant à cette demande », a indiqué Stéphane Bergeron.

Il trouve d’autant plus déplorable le fait que le ministre Béchard ait également refusé de tenir une consultation générale sur le projet de loi, ce qui aurait permis à tous les groupes concernés en Estrie d’exprimer leurs positions et de présenter leurs propositions. La consultation particulière imposée par le gouvernement réduit considérablement le nombre d’intervenants qui peuvent être entendus.

« Il m’apparaît également curieux que le ministre Béchard tienne les consultations avant de débuter l’adoption de principe du projet de loi. Cela n’est pas commun et indique clairement l’urgence avec laquelle le gouvernement veut imposer ce projet de loi inacceptable. Mais pire encore, lors du début des audiences, le ministre a catégoriquement refusé d’entendre la Ville de Magog qui est directement touchée par ce projet de loi », a poursuivi le député.

Pourtant, le consensus contre le projet prend de l’ampleur actuellement, particulièrement en Estrie. La MRC de Memphrémagog a d’ailleurs présenté une alternative au projet scandaleux du gouvernement Charest, une alternative largement acceptée par la population estrienne, supportée par la chambre de commerce locale et pour laquelle la Coalition SOS Parc Orford n’a pas fermé la porte. « Pour un gouvernement qui se targue d’être à l’écoute du monde municipal, pourquoi un tel refus d’écouter la population et les élus locaux, tel que le préconise le BAPE et tel que promis par le premier ministre en 2003 en campagne électorale? Il doit y avoir des intérêts sous-jacents qui échappent à la population dans ce dossier litigieux », a conclu M. Bergeron.

Stéphane Bergeron participe AUX ACTIVITÉS DE LA FÊTE NATIONALE DES PATRIOTES

QUÉBEC, le 23 mai 2006 - Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, a pris part, le 22 mai dernier, aux différentes activités qui se sont déroulées dans la circonscription dans le cadre de la Journée nationale des Patriotes.

Stéphane Bergeron a tout d’abord participé, en compagnie de son collègue de Verchères-Les Patriotes, monsieur Luc Malo, et de son illustre prédécesseur, monsieur Bernard Landry, à la cérémonie organisée par la section locale de Verchères de la Société Saint-Jean-Baptiste Richelieu-Yamaska. Il s’est par la suite rendu à Saint-Charles-de-Richelieu, où il a également prononcé quelques mots en hommage aux Patriotes et déposé un tribut floral au pied du magnifique monument qui se dresse au parc des Patriotes.

Il s’est ensuite dirigé vers Saint-Roch-de-Richelieu, en passant par Saint-Denis-sur-Richelieu, où il a salué les gens rassemblés pour l’occasion, pour livrer le discours patriotique d’usage, après qu’on eût procédé à la levée du drapeau. Monsieur Bergeron succédait cette année à d’éminents orateurs, tels Bernard Landry et Gérald Larose, qui, par le passé, ont livré le discours patriotique à Saint-Roch-de-Richelieu.

En soirée, il a rendu un vibrant hommage à l’ex-Premier ministre, monsieur Bernard Landry, à qui la Société Saint-Jean-Baptiste Richelieu-Yamaska décernait le titre de «Patriote de l’année», dans le cadre du Gala mérite visant à honorer les élèves de la région ayant obtenu une note parfaite en histoire, et de qui il a dit qu’il s’agissait de l’un des plus grands patriotes de l’histoire moderne du Québec.

Signalons que, le 18 mai dernier, Stéphane Bergeron avait déposé à l’Assemblée nationale, une motion visant à souligner la journée nationale des Patriotes: «Que l'Assemblée nationale souligne la Journée nationale des patriotes, qui se tient cette année le 22 mai; qu'elle se souvienne de l'importance de la lutte des patriotes de 1837-1838 pour la reconnaissance de notre nation, pour sa liberté politique et pour l'établissement d'un gouvernement démocratique», motion qui fut adoptée à l’unanimité.

Le député de Verchères a souligné le caractère éminemment pacifique et démocratique de la lutte des Patriotes. «Il importe de préciser que, bien avant la fourche et le fusil, les armes des Patriotes ont été la plume et la parole. Ce n'est qu'en raison de l'attitude tyrannique du pouvoir colonial de l'époque que les Patriotes ont dû, à leur corps défendant, prendre les armes pour faire valoir leurs idées et pour défendre leur liberté et même leur vie. S’ils ont été défaits par les armes, l’histoire leur aura cependant donné raison. Le gouvernement véritablement démocratique et responsable qui est le nôtre aujourd’hui, de m’me que ces libertés civiles et politiques dont nous jouissons encore, sont le fruit de la lutte des Patriotes. Sachons leur en être reconnaissants. Il ne reste plus qu’un seul des objectifs alors poursuivis par les Patriotes à atteindre. C’est à nous qu’il appartient maintenant de prendre le relais», de déclarer monsieur Bergeron.

Manuel Vigneault, de l’école Saint-Roch, participe à la 10e législature du Parlement écolier

QUÉBEC, le 17 mai 2006 – Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, a souligné la participation de Manuel Vigneault, élève de l’école Saint-Roch de Saint-Roch-de-Richelieu, à la 10e législature du Parlement écolier. Cette simulation parlementaire s’est tenue le vendredi 12 mai dernier à l’Assemblée nationale du Québec. Organisé à l’intention des élèves de la 6e année du primaire, le Parlement écolier constitue l’aboutissement d’un travail de préparation accompli en classe par chacun des députés-écoliers.

Tout au long des deux séances, les députés-écoliers auront eu l’occasion de débattre de trois projets de loi ayant pour objet:

  • d’améliorer la santé des écoliers, en instaurant une politique de saine alimentation dans les écoles primaires;
  • de bannir toute forme d’intimidation et d’injustice envers les enfants, en établissant un code de vie obligatoire;
  • de susciter, chez les enfants de 5 à 12 ans, une prise de conscience à l’égard de l’argent et de la consommation, afin de développer un plus grand sens des responsabilités.

«Je veux féliciter chaleureusement Manuel pour son implication. Je suis certain qu’il gardera un souvenir impérissable de son passage au Salon Bleu de l’Assemblée nationale. C’est un privilège qui n’est pas donné à tous que de pouvoir délibérer dans cette vénérable enceinte. Ma reconnaissance va aussi à son enseignante, madame Élise Gagné, sans qui la participation de Manuel n’aurait été possible», a déclaré monsieur Bergeron.

Organisé par l’Assemblée nationale du Québec, le Parlement écolier vise notamment à accroître la participation des élèves à l’enrichissement du débat démocratique dans la société québécoise et à les familiariser avec le fonctionnement de l’Assemblée nationale et le rôle des parlementaires. La simulation rassemblait, cette année, 110 députés-écoliers originaires de partout au Québec.

Projet de loi privatisant le Mont-Orford - LE GOUVERNEMENT S'ENLISE

QUÉBEC, le 3 mai - Le député de Verchères et porte-parole de l'opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, déplore l'entêtement du gouvernement Charest qui a décidé de poursuivre son projet de vente du Parc national du Mont-Orford.

D'abord, le projet de loi contrevient à quatre lois ou principes législatifs du Québec : la Loi sur les parcs, la Loi sur le ministère du Développement durable et des Parcs, le Code civil et tout ce qui encadre les pouvoirs des municipalités en matière de zonage et de lotissement.

Le dépôt à l'Assemblée nationale aujourd'hui du projet de loi du ministre Béchard va totalement à l'encontre de la volonté populaire dans ce dossier. Le sondage CROP publié aujourd'hui indique d'ailleurs clairement que 82 % des gens sont contre le projet du gouvernement Charest. Depuis plusieurs semaines, l'opposition officielle a fait la démonstration que le projet, tel que présenté à la population le 6 mars dernier par le gouvernement libéral, n'est pas viable économiquement, écologiquement, socialement ni légalement.

«Je ne comprends toujours pas ce qui pousse le gouvernement à aller de l'avant si rapidement avec ce projet sans envisager le moindre compromis.

Quels intérêts sous-tendent cette transaction puisque rien n'indique que ce projet constitue la meilleure solution et le ministre refuse catégoriquement de négocier toute autre avenue pour le bénéfice de la société québécoise, particulièrement les gens de l'Estrie qui se sont mobilisés contre le projet?

Tout ça relève de l'improvisation, de l'orgueil et de l'obstination», a indiqué M. Bergeron.

Le titre du projet de loi 23 ne mentionne pas qu'une partie du Mont-Orford sera vendue à des intérêts privés. «Cela manque de rigueur et totalement de transparence. La vérité, c'est que ce projet de loi concrétise la vente d'une montagne à des intérêts privés», a soutenu le député.

L'opposition officielle réclame la tenue d'une consultation générale sur le projet de loi dont la tenue d'une consultation spécifique dans la région de l'Estrie. De plus, l'opposition officielle réaffirme qu'elle entend tout mettre en oeuvre pour empêcher le gouvernement Charest de faire passer son projet de loi par bâillon.

«Rappelons que le ministre s'est époumoné pendant des semaines à nous dire que le projet de loi allait garantir l'intégrité écologique des terrains.

Or, il n'y a rien dans le projet de loi qui assure à ces terrains une protection accrue par rapport à celle dont ils bénéficient à l'intérieur du Parc national. C'est probablement le motif qui a poussé le député de Chomedey,

Thomas Mulcair, à voter contre son propre gouvernement et c'est la démonstration que ce projet est celui du ministre Béchard et non celui du député de Chomedey», a indiqué le député de Verchères.

«Dans le fond, le projet de loi présenté aujourd'hui représente un chèque en blanc donné au ministre Claude Béchard. Il n'y a pas de quoi être rassuré!

Les groupes écologiques ont toutes les raisons d'être inquiets», a conclu Stéphane Bergeron

Projet de fermeture de l’école J.-P.-Labarre

Dans le cadre des consultations entreprises par la Commission scolaire des Patriotes à propos du projet de fermeture de l’école J.-P.-Labarre

C’est non sans une certaine déception que nous apprîmes la décision de la Commission scolaire de procéder à une consultation au sujet de la possibilité de fermer l’école J.-P.-Labarre. Non pas que les décisions antérieures de la Commission scolaire ou les tendances actuelles de la courbe démographiques ne nous aient pas préparés à l’éventualité d’un tel scénario, mais bien parce que ce que celui-ci repose essentiellement sur des considérations d’ordre statistique, alors que j’ai, pour ma part, la responsabilité d’envisager le développement des communautés que je représente dans une perspective beaucoup plus large.

Or l’école J.-P.-Labarre constitue le plus vieil établissement d’enseignement public de la Ville de Varennes. Nombre d’adultes actuels de la communauté de Varennes et des environs ont eu l’occasion de franchir ses murs. Il s’agit d’un établissement prenant place au cœur même de Varennes, sur le boulevard Marie-Victorin, qui constitue la principale artère routière et commerciale de la municipalité, mais qui souffre de la présence déjà trop nombreuse de terrains vagues et de bâtiments désaffectés. En outre, cette école offre à la communauté varennoise l’un des plus grands gymnases du territoire. La fermeture de l’école J.-P.-Labarre constituerait donc un événement lourd de conséquences pour Varennes et les environs.

Dans le contexte actuel, les statistiques sont pourtant d’une évidence implacable. La courbe démographique indique une baisse marquée et continue du nombre d’élèves au primaire ces dernières années et pour les prochaines années. La fermeture de classes apparaît donc inévitable à court terme, afin d’assurer la viabilité financière des opérations de la Commission scolaire des Patriotes et la qualité des services offerts aux élèves dans les écoles du territoire.

Cela dit, tout indique que la situation démographique de Varennes est appelée à connaître des variations qui étaient imprévues au moment où le conseil des commissaires a pris la décision de fermer l’école J.-P.-Labarre. En effet, cette décision est antérieure à celle du ministère des Affaires municipales et de la Métropole ayant pour effet d’accepter le plan d’aménagement de la MRC Lajemmerais, lequel prévoit un développement domiciliaire à Varennes. Qui plus est, la Ville de Varennes déploie beaucoup d’énergie, cette fois-ci, afin d’associer les milieux agricoles à la démarche, augmentant d’autant la possibilité d’une réponse positive de la part de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ). Il est donc possible que cette décision de la Commission scolaire des Patriotes puisse éventuellement nous apparaître comme ayant été quelque peu prématurée.

Il serait donc souhaitable, le temps que la situation se précise, que la Commission scolaire des Patriotes repousse d’une année la mise en œuvre de la décision, advenant que celle-ci soit effectivement maintenue. Ce report d’une année serait d’autant plus souhaitable qu’il permettrait d’éviter que les écoles restantes, sur le territoire de la Ville de Varennes, aient à composer, pendant cette même année, avec un nombre insuffisant de locaux pour les cours d’anglais, les dîners et services de garde, etc.

Il sera toujours possible, au terme de cette année transitoire, de mettre en œuvre la décision prise par le conseil des commissaires ou de la réévaluer à la lumière des faits qui seraient alors survenus ou qui seraient annoncés dans le dossier du développement domiciliaire de Varennes. Advenant la mise en œuvre de ce développement domiciliaire, la Commission scolaire pourra alors se féliciter de ne pas avoir procédé à la fermeture de l’école J.-P.-Labarre, ce qui aurait probablement donné lieu à la nécessité d’une nouvelle construction.

Dans l’éventualité, toutefois, où le développement domiciliaire envisagé par la Ville de Varennes ne devait pas se concrétiser et que la décision de fermer l’école J.-P.-Labarre devait finalement être mise en œuvre, il convient, dès maintenant, de réfléchir sur ce qu’il adviendrait de ces installations remarquables, même si je ne suis pas sans savoir que le conseil des commissaires, en vertu du processus qu’il s’est donné, se refuse à entendre, dans le cadre de la présente consultation, les représentations en ce sens.

Même si le développement domiciliaire prévu par les autorités municipales de Varennes devait ne pas se concrétiser, peut-être ne serait-il pas nécessaire de fermer complètement l’école J.-P.-Labarre, du moins à court terme. Compte tenu de la courbe démographique présentée par la Commission scolaire, il appert que la fermeture complète de l’école J.-P.-Labarre se traduirait, dans les années suivant ladite fermeture, par un manque de locaux, dans les écoles restantes, pour les cours d’anglais, les dîners et services de garde, etc.

Sous réserve de la faisabilité financière et technique de cette proposition, on pourrait donc envisager le maintien, en tant qu’école primaire, d’une partie de l’édifice de l’école J.P.-Labarre. Le reste du bâtiment pourrait être loué ou vendu. Cette hypothèse aurait l’avantage de conserver à la Commission scolaire une marge de manœuvre toute relative advenant le déblocage à moyen terme du développement domiciliaire envisagé par les autorités municipales de Varennes, tout en atténuant les effets, sur la communauté et les autres écoles, de la fermeture, dès lors partielle, de l’école J.-P.-Labarre.

Advenant la fermeture définitive de l’ensemble de l’école primaire J.-P.-Labarre, au terme de l’année transitoire prévue dans ce document, je soumets respectueusement qu’il ne saurait être question, dans mon esprit, que ce bâtiment, qui fait figure de symbole au cœur même de Varennes, soit privé de sa vocation éducative. Je plaide pour qu’on envisage alors de transformer l’école J.-P.-Labarre en école secondaire.

Cette hypothèse de solution aurait l’avantage de répondre à plusieurs problèmes apparents. D’une part, cela permettrait de rapatrier à Varennes l’ensemble des élèves de 4e et 5e secondaires de Varennes, Verchères et Calixa-Lavallée. On pourrait également envisager d’y rediriger les élèves de 4e et 5e secondaires de Saint-Amable.

Je postule que l’un des facteurs expliquant l’attraction d’une importante proportion d’élèves de Varennes et des environs vers le secteur privé, notamment au Collège Saint-Paul, se résume au fait que les parents ont alors l’assurance que leurs enfants pourront compléter l’ensemble de leur cycle secondaire dans le même milieu et, dans le cas de Saint-Paul, dans leur propre communauté. Notons que des organismes comme la Maison des Jeunes de Varennes voient leur clientèle déserter les services offerts au moment du transfert pour le dernier cycle du secondaire.

En offrant aux élèves la possibilité de compléter l’ensemble des cycles secondaires à Varennes, je ne doute pas, par conséquent, qu’une telle décision puisse avoir un effet très positif sur le taux de fréquentation au secteur public. Qui plus est, je crois savoir que l’école secondaire de Mortagne doit refuser chaque année plusieurs dizaines de postulants au programme sport-études. Le rapatriement, à Varennes, d’une importante cohorte d’élèves de 4e et 5e secondaires pourrait donc avoir pour effet de libérer les espaces nécessaires à l’accueil de ces postulants, ce qui permettrait à l’école secondaire de Mortagne de répondre à la demande, assoyant plus clairement encore sa réputation et sa vocation en tant que centre d’excellence pour le secteur sport-études.

Finalement, nous pourrions profiter de l’occasion pour corriger une situation incongrue qui perdure depuis un certain nombre d’années, à savoir le transfert, dans la Commission scolaire de Sorel-Tracy, des élèves de Contrecoeur fréquentant le niveau secondaire. Les autorités locales, résolument tournées vers l’ouest, dans la perspective de leur participation à la CMM et à la MRC Lajemmerais, déploient beaucoup d’énergie à tenter de créer ce nécessaire sentiment d’appartenance au sein de la communauté. L’école constituant un milieu privilégié de socialisation, il y a fort à parier que la situation qui prévaut actuellement, au niveau scolaire, vienne contrecarrer les efforts des autorités municipales en ce sens.

Qui plus est, le contexte actuel provoque, au quotidien, des situations dont les jeunes contrecoeurois peuvent occasionnellement faire les frais. Pour tous leurs besoins en matière de santé et de services sociaux, les jeunes de Contrecoeur ne sauraient être référés au CLSC dont relève l’école qu’ils fréquentent, puisqu’ils relèvent eux-mêmes du CLSC des Seigneuries.

Pour la plupart des personnes consultées à Contrecoeur, la perspective de voir leurs enfants compléter l’ensemble de leur cycle secondaire à Varennes apparaît comme une situation au pire, acceptable, au mieux, souhaitable. En effet, la différence entre Varennes et Sorel-Tracy, pour ce qui est de la distance, n’est guère notable pour la majorité des familles de Contrecoeur. Par ailleurs, la situation actuelle constituant toujours une solution «temporaire» susceptible d’être éventuellement modifiée, la perspective de voir leurs enfants dirigés vers une autre destination que Varennes ne sourit pas du tout aux personnes consultées. Encore une fois, la Commission scolaire ne pourra alors que se féliciter ou se désoler du sort qu’elle aura réservé à ces installations remarquables de l’école J.-P.-Labarre…

Ce rapatriement à Varennes de l’ensemble des élèves de Varennes, Verchères, Calixa-Lavallée et, éventuellement, de Saint-Amable et de Contrecoeur, en plus de répondre à des considérations et impératifs techniques, aurait pour effet de s’inscrire dans un contexte administratif et communautaire beaucoup plus cohérent. Des considérations financières devraient alors être inévitablement prises en compte, mais j’assure les commissaires de ma collaboration la plus assidue, afin de tenter de dénicher des sources de revenus externes au budget récurrent de la Commission scolaire. En ma qualité de député de Verchères, je ne puis concevoir que nous envisagions de fermer un établissement sur notre territoire, alors que des élèves de notre territoire poursuivent leur études à l’extérieur de notre territoire.

Je vous soumets donc respectueusement, comme je l’évoquais plus tôt, ces pistes de réflexion, qui sont le fruit de mes propres observations, mais également de consultations entreprises auprès de citoyennes et de citoyens, parmi lesquels figurent des commissaires scolaires, des membres de conseils d’établissement et des élus et fonctionnaires municipaux. Conscient de la difficulté de la tâche qui vous incombe, compte tenu du cadre administratif et financier à l’intérieur duquel vous devez opérer, j’ose espérer que ces modestes suggestions sauront enrichir votre réflexion et vous être d’une quelconque utilité pour la délicate décision que vous vous apprêtez à prendre.

William Sampson - Confidences d’un homme innocent

Williamsampson Le livre : Le 17 décembre 2000, devant sa maison de Riyad, l’ingénieur canadien William Sampson est traîné dans une voiture et battu par deux Saoudiens qu’il ne connaît pas. Une heure plus tard, il est incarcéré dans une des prisons les plus tristement célèbres de la ville. Deux mois plus tard, il avoue, sous la torture et les menaces, être responsable d’un attentat à la voiture piégée qu’il n’a pas commis. La même année, il est condamné à mort par un tribunal secret.

Pendant deux ans et demi, Sampson a croupi en prison, continuellement victime de violences physiques et psychologiques, convaincu que sa mort était proche. La diplomatie l’a abandonné, mais les groupes de droits de l’homme ont pris sa cause en charge. En août 2003, on profite d’un échange de prisonniers controversé pour le libérer.

C’est l’histoire époustouflante de l’adaptabilité de l’esprit humain et de la détermination d’un homme prêt à tout pour survivre. En colère, lucide, saisissant, Sampson raconte son histoire et situe le contexte géopolitique qui a scellé son destin. Il nous présente un portrait intense des politiques occidentales en vigueur au Moyen-Orient.

Le 31 octobre 2005, ces événements ont fait la une de l’édition canadienne du Time. Le magazine a consacré un dossier complet à cette incroyable histoire.

Stéphane Bergeron, député de Verchères — Les Patriotes, a préfacé la version française de ce livre. Il s’est beaucoup impliqué professionnellement et personnellement dans cette affaire.

L’auteur : Né en Nouvelle-Écosse d’un père britannique et d’une mère canadienne, William Sampson a vécu notamment au Royaume-Uni et à Singapour. Diplômé en administration et en biochimie, il s’est installé à Riyad en 1998 pour le compte du Saudi Industrial Development Fund. Depuis sa libération, une enquête médico-légale l’a disculpé des accusations qui pesaient sur lui et la Cour d’appel de Grande-Bretagne, où il vit actuellement, l’a autorisé à poursuivre ses tortionnaires devant les tribunaux.