le ministre béchard a-t-il reçu les documents de mont-orford inc?
Québec, le jeudi 29 juin 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, demande au ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, de confirmer qu’il a bien reçu les documents faisant état des actifs de la compagnie Mont-Orford inc., tel que le prévoit la loi 23 adoptée par bâillon, et de les acheminer rapidement au Vérificateur général du Québec pour qu’il en fasse une évaluation indépendante.
Stéphane Bergeron rappelle que l’article 30 de la loi 23 adoptée par bâillon, qui privatise une partie du Parc national du Mont-Orford, oblige le gestionnaire actuel à transmettre, au plus tard le 28 juin 2006, un inventaire à jour des actifs de la compagnie Mont-Orford inc. « Compte tenu que le délai imparti est expiré, nous demandons au ministre Béchard de faire état de la situation. A-t-il reçu ces documents? Si oui, quand entend-t-il les rendre publics et les transmettre au vérificateur général pour une juste évaluation? », a questionné le député.
Rappelons qu’en cas de divergence entre le gestionnaire et le gouvernement, le pouvoir d’estimer la valeur des actifs revient au ministre. Or, depuis le début de ce scandale, le ministre Béchard affirme que la résiliation du bail entraînera un déboursé de 20 millions $, reprenant à son compte et sans vérification, une lettre signée en juin 2005 de la main du président de Mont-Orford inc. « Les contribuables du Québec ont le droit d’avoir l’heure juste. La valeur des actifs doit être établie par une autorité indépendante, en l’occurrence, le Vérificateur général du Québec. Si le ministre tient à faire preuve de transparence, il doit acquiescer à notre demande fort raisonnable et à celle du député de Brome-Missisquoi. Autrement, s'il garde les chiffres secrets et conclut, dans ce contexte, une entente avec Mont Orford Inc., il ne fera qu'entretenir le doute qui pèse sur ce projet depuis le début », a conclu le député de Verchères.
La loi 23 est un dangereux précédent et l’opposition officielle s’inquiète du sort réservé à d’autres parcs nationaux au Québec où des activités récréotouristiques sont offertes.

Qu’il nous replonge dans notre riche histoire ou qu’il nous renvoie l’image du Québec moderne, le septième art québécois fait rayonner, ici et au-delà de nos frontières, ce que nous sommes, notre créativité et surtout notre spécificité, en tant que peuple fondateur occupant un îlot majoritairement francophone en cette terre d’Amérique.