Projet de parc marin aux Iles-de-la-Madeleine - L'INTÉGRITÉ TERRITORIALE DU QUÉBEC DOIT ÊTRE PROTÉGÉE
QUÉBEC, le 28 août - Le député des Iles-de-la-Madeleine, Maxime Arseneau, ainsi que le député de Verchères et porte-parole de l'opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, demandent au premier ministre du Québec, Jean Charest, de renoncer à autoriser le gouvernement fédéral de créer un parc marin fédéral aux Iles-de-la-Madeleine.
Le récent passage de la ministre fédérale de l'Environnement, Rona Ambrose, aux Iles-de-la-Madeleine, a relancé le projet de la création d'un parc marin fédéral comprenant les eaux qui entourent l'archipel sur une superficie totale de quelque 5 000 km(2). «Les intentions fédérales sont inquiétantes. Depuis 40 ans, le Québec tente, sans succès, de faire reconnaître par le gouvernement fédéral ses droits sur le territoire maritime du golfe Saint-Laurent. L'entente conclue en 1964 entre les provinces atlantiques et le Québec place ce dernier dans une position avantageuse, lui accordant environ 60 % des eaux du golfe. Or, le gouvernement fédéral n'a jamais reconnu cette entente», a tenu à rappeler le député Maxime Arseneau.
L'opposition officielle estime que le gouvernement du Québec doit rapidement faire savoir au gouvernement fédéral que le Québec ne donnera son accord, ni à la création, ni à un processus pouvant éventuellement mener à la création d'un parc par le gouvernement fédéral aux Iles-de-la-Madeleine et ainsi céder une partie du territoire québécois à celui-ci.
«Avec le retard important qu'accuse actuellement le gouvernement Charest pour la création d'aires protégées et à la lumière de l'adoption de la loi permettant la privatisation partielle du Parc national du Mont-Orford, nous avons tout lieu de nous inquiéter pour l'avenir de cette portion incomparable du territoire québécois», a souligné Stéphane Bergeron.
«Le gouvernement du Québec doit préserver l'intégrité territoriale du Québec. S'il le faut, après consultation de la population, le gouvernement du Québec devra songer à la création d'un parc marin québécois aux Iles-de-la-Madeleine, lequel poursuivra les mêmes objectifs de conservation, mais permettra, du coup, d'éviter un différend avec le gouvernement fédéral», a conclu Maxime Arseneau.
Rappelons que la Loi sur la conservation du patrimoine naturel, adoptée par le Parti Québécois en décembre 2002, a pour objectif de sauvegarder le caractère, la diversité et l'intégrité du patrimoine naturel du Québec par des mesures de protection de sa diversité biologique et des éléments des milieux naturels qui conditionnent la vie, notamment par la mise en place d'un réseau d'aires protégées représentatives de la biodiversité. Cette législation permet également la protection des paysages jugés exceptionnels, critère auquel répondent sans conteste les Iles-de-la-Madeleine.

Commentaires