Mont-Orford - Retour à la case départ
Québec, le mercredi 6 septembre 2006 – En réaction au rapport Nicolet, le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, Stéphane Bergeron, estime que le ministre Claude Béchard est coincé puisqu’il n’aura toujours pas résolu la problématique initiale qu’il disait vouloir résoudre.
« Il faut d’abord saluer le travail du groupe régional dirigé par M. Roger Nicolet. Ce genre d’exercice en plein été et dans des délais aussi courts n’est pas une mince tâche. Mais faut-il rappeler que c’est le gouvernement Charest lui-même qui a créé le problème. La MRC a tenté de réussir la quadrature du cercle, coincée qu'elle était par des paramètres impossibles à l'intérieur desquels le gouvernement l'a enferrée avec la Loi 23 », a déclaré Stéphane Bergeron.
Le député estime que, malgré les efforts du comité, il semble que les contribuables devront mettre leurs mains dans leurs poches. « Ad nauseam, Claude Béchard disait que l’État avait suffisamment investi dans le Parc national du Mont-Orford et qu’il était temps de procéder à un coup de barre sans qu’il en coûte un sou aux contribuables. Or, il semble que des investissements publics majeurs seraient nécessaires », a déclaré Stéphane Bergeron.
Pour l’opposition officielle, c’est l’équivalent d’un retour à la case départ. « Le gouvernement Charest a pris la décision de vendre une partie d’un parc national, le patrimoine collectif de tous les Québécois, afin d’accommoder le gestionnaire actuel, lequel n’avait même pas l’intention de remettre les clés au gouvernement selon ses propos en commission parlementaire. Quoi qu’il en soit, le gouvernement Charest aurait pu trouver un autre gestionnaire si M. L’Espérance avait mis sa menace à exécution », a pour sa part indiqué le député de Johnson, Claude Boucher.
« On doit se réjouir que le rapport Nicolet propose que le Parc national du Mont-Orford demeure du domaine public. C’est exactement ce que nous réclamions depuis le début de ce feuilleton. Faudra maintenant voir ce que Claude Béchard en pense. Est-il d’accord ou non avec ça? », se demande M. Bergeron.
« Compte tenu de l’importance du projet proposé et bien que la très grande majorité du parc demeurerait du domaine public, le gouvernement Charest, s’il retient cette proposition dans sa forme actuelle, doit reporter le processus d’appel d’offres prévu tant et aussi longtemps que des études de marché ne seront pas réalisées et rendues publiques. Ce report sera d’autant plus souhaitable qu’il permettra de tenir une consultation populaire, afin qu’un vaste consensus régional puisse émaner », a conclu Stéphane Bergeron.
En allant de l’avant avec son projet de privatisation du Parc national du Mont-Orford et avec la Loi 23 adoptée par bâillon, le gouvernement de Jean Charest créait ainsi une controverse et un dangereux précédent pour les 22 autres parcs nationaux au Québec, démontrant toute l’improvisation dont lui seul a la recette.

Commentaires