QUÉBEC, le 25 octobre 2006 – Il y a maintenant plusieurs semaines que les producteurs agricoles de Saint-Amable sont visés par des mesures restrictives mises en place par Agriculture Canada, de même que par l’Agence canadienne d’inspection des aliments, en raison de la présence du nématode doré dans les champs de pommes de terre. Celles-ci ont pour effet de paralyser les activités agricoles, privant les producteurs de leurs revenus. Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, réclame du ministre de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec, qu’il octroie dès maintenant à ces producteurs une aide financière pour compenser les pertes encourues.
Dans le cadre de la Journée porte ouverte sur les fermes du Québec, en septembre dernier, monsieur Bergeron avait eu l’occasion de discuter une première fois de cette situation déplorable avec le ministre de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation, qui s’était montré sensible aux difficultés rencontrées par les producteurs. «Le ministre Vallières, suite à notre rencontre de septembre dernier, a débloqué une première aide financière relative à l’achat ou à la location d’équipements de lavage et d’installations spécifiques pour les producteurs qui souhaitaient procéder à la récolte. Mais, depuis, la situation a continué de se détériorer, au point où il est maintenant question que les récoltes soient carrément détruites. Il s’agit d’une situation catastrophique et intenable pour ces producteurs et leurs familles», a indiqué Stéphane Bergeron.
Le député insiste sur le fait qu’il n’existe aucun plan d’urgence, aucun programme d’aide financière ou programme ad hoc pour venir en aide aux producteurs concernés. Le ministre doit donc intervenir de façon discrétionnaire par la mise en place de mesures ponctuelles visant à faire en sorte d’être mieux outillés pour faire face à la situation actuelle.
«Jusqu’à maintenant, le ministre de l’Agriculture, des pêcheries et de l’alimentation n’attend qu’un signe d’ouverture de la part de son homologue fédéral, signe qui ne vient visiblement pas. Privés de revenu, les producteurs affectés doivent quand même vivre et rencontrer leurs obligations. Pendant que la situation se détériore et que tout le monde semble tergiverser, les producteurs, eux, doivent continuer de nourrir leur famille. Ces agriculteurs ne sont-ils pas en droit de s’attendre à ce que le gouvernement du Québec leur vienne en aide? Je demande au ministre, qui est bien au fait de la situation, de présenter des mesures appropriées pour compenser adéquatement les pertes encourues par les producteurs de Saint-Amable et ce dans les plus brefs délais», a conclu le député de Verchères.