4e anniversaire de la Politique nationale de l’eau
Quatre ans d’inaction de la part du gouvernement Charest
Québec, le vendredi 24 novembre 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’environnement, de faune et de parcs, Stéphane Bergeron, déplore le manque de leadership du gouvernement Charest dans l’application de la Politique nationale de l’eau.
« Nous sommes confrontés, encore en 2006, à de graves problèmes liés à l’eau potable dans plusieurs régions du Québec. C’est inacceptable. Il est grand temps que le gouvernement Charest presse la mise en œuvre intégrale de la Politique, tel qu’il s’était d’ailleurs engagé à le faire », a indiqué le député.
Il a rappelé que le gouvernement du Parti Québécois avait doté le Québec, en 2002, d’une politique nationale de l’eau justement dans le but d’assurer la protection de cette ressource précieuse et indispensable, de gérer l'eau dans une perspective de développement durable, et de s’assurer, ce faisant, de mieux protéger la santé publique et celle des écosystèmes. Le 26 novembre prochain marquera le quatrième anniversaire du lancement de cette Politique. « Le dépôt de cette Politique, en novembre 2002, par le gouvernement du Parti Québécois, était l’aboutissement de cinq années d’intense réflexion sur cette ressource. Elle donnait d’ailleurs suite aux recommandations de la commission Beauchamps sur l’eau, qui demandait au gouvernement de passer à une gestion intégrée de l’eau et mieux harmonisée au palier gouvernemental », a indiqué Stéphane Bergeron.
« Depuis l’arrivée des libéraux au pouvoir, la Politique nationale de l’eau est restée lettre morte. D’abord, aucun plan de réalisation des 57 recommandations de la Politique n’a encore été proposé et aucun échéancier n’a été fixé. Aucun engagement financier nouveau n’a été annoncé pour sa mise en œuvre et on attend toujours la mise en application des redevances sur l’eau. Cela devait pourtant être effectif en 2003. Tous les outils politiques et législatifs sont à la disposition du gouvernement pour mettre en œuvre la Politique nationale de l’eau; il lui manque seulement la volonté politique pour le faire. Pas étonnant, dans les circonstances, que le gouvernement Charest ait préféré souligner ce 4e anniversaire de façon plutôt discrète hier, refusant même que l’événement puisse faire l’objet d’un échange à l’Assemblée nationale », a conclu le député de Verchères.
L’eau, ressource essentielle et unique, constitue un patrimoine collectif pour l’ensemble des Québécoises et des Québécois. Voilà pourquoi nous devons la protéger afin que nous puissions en faire bénéficier les générations futures, et ce, dans une perspective de gestion efficace et concertée avec les milieux concernés.

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