Réaction à l'article du Voir «Internet chamboule la Loi électorale» de Yan Turgeon
Voici la réaction suite à l'article paru dans le Voir de Québec du 18 janvier dernier que vous pouvez consulter à l'adresse : http://voir.ca/actualite/actualite.aspx?iIDArticle=45571
Monsieur Turgeon,
Je dois vous dire que j’ai ressenti un certain inconfort à la lecture de votre article, qui m’est apparu quelque peu tendancieux, puisqu’il laisse insidieusement entendre que nous aurions développé ces stratégies de communication dans le but de contourner en douce la Loi électorale, ce qui n’est certainement pas le cas. En fait, je m’insurge contre une telle interprétation des faits. Je vous rappelle que nous avons initié ces nouvelles pratiques, il y a un peu plus d’un an, lors de l’élection partielle qui devait me conduire à l’Assemblée nationale. Nous avons alors sollicité un avis auprès du DGE afin de nous assurer qu’il nous était possible d’aller de l’avant, même au cours de la période de blackout. Nous avons procédé ainsi pour nous conformer à la Loi et non pour la contourner. Vous-même avez initialement reçu le même avis, de la part du DGE, que celui qui nous avait alors été donné. Je prends bonne note du nouvel avis qu’aurait émis le DGE et entends évidemment m’y ajuster pour la suite des choses, tout en précisant que, lors de l’élection partielle dans Verchères, nos publicités sur le Net ont été dûment autorisées et authentifiées, tel que le requiert la Loi.
Je réitère toutefois que notre site et ses fonctionnalités ont d’abord été conçus comme des moyens de communication avec la population et non pas comme de vils outils de marketing auprès de la population. Les citoyennes et citoyens sont en droit de connaître les gestes que pose et les positions qu’adopte leur représentante ou leur représentant au Parlement. Cet aspect fondamental de la question ne transparaît absolument pas dans votre article, pas plus que l’importance que j’accorde au fait de rendre disponible à mes concitoyennes et concitoyens un canal additionnel leur permettant de me faire part de leurs points de vue, attentes et préoccupations. Même mutisme également au sujet du site du Parti Québécois de Verchères (www.pqvercheres.com), dont les frais d’entretien et de publicités sont entièrement assumés par les membres. Vous avez également choisi de passer sous silence le fait que, depuis mon élection, nombre de ces publicités ont été «achetées à Google» par le «crack d’informatique derrière ce coup de pub».
D’autres parlementaires choisissent plutôt de placer des publicités – également payées «avec des fonds publics» - dans des médias écrits et électroniques traditionnels, sur des affiches disposés lors d’événement publics ou encore par le biais de dépliants distribués à la population. En marge de ces méthodes plus traditionnelles de communication, nous avons délibérément choisi d’accorder une plus grande importance à cet outil instantané, accessible, plus écologique (et souvent même plus économique) de communication qu’offre l’univers virtuel d’Internet. Serait-ce plus ou moins répréhensible? Or, c’est assurément la question que certaines personnes auront été appelées à se poser à la lecture de votre texte, ce qui est très dommage, car il aurait été éminemment préférable, à mon sens, d’aborder la question des nouvelles technologies de l’information sous l’angle de l’émergence, à partir de cet outil de communication que constitue Internet, de nouvelles pratiques et habitudes devant contribuer de façon croissante à une plus grande démocratisation des affaires publiques et politiques.
Stéphane Bergeron
Député de Verchères

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