Bilan de l’inaction libérale
«QUATRE LONGUES ANNÉES DE PROMESSES ROMPUES…»
- STÉPHANE BERGERON
CIRCONSCRIPTION DE VERCHÈRES, le 26 février 2007 – Le député sortant de Verchères et candidat du Parti Québécois dans Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, a dressé le piètre bilan du gouvernement libéral de Jean Charest. « La population a payé très cher l’absence flagrante de leadership de la part d’un gouvernement qui a systématiquement rompu ses engagements, notamment en matière de santé, de baisses d’impôt et de défusions municipales, en plus de n’avoir rien de mieux à offrir, en matière de développement économique, qu’une attitude apathique qui freine l’essor du Québec», a affirmé Stéphane Bergeron.
Un échec lamentable en matière de santé
Le candidat du Parti Québécois dans Verchères a rappelé que 30 000 personnes sont en attente d’une chirurgie hors des délais médicalement acceptables (et ce nombre serait encore plus élevé si le gouvernement n'avait pas fait passer de 3 à 6 mois la façon de comptabiliser les listes d'attente). En outre, le taux d'occupation, dans les urgences, varie de 140 % à 150 %. Pour cacher cette réalité, le gouvernement a créé des unités de débordement, ce qui fausse les statistiques sur la durée moyenne de séjour de 48 heures à l'urgence.
«Près de 1 700 000 Québécois âgés de 12 ans et plus, soit une personne sur 3, n'ont pas de médecin de famille, une situation vécue par plusieurs de nos concitoyennes et concitoyens dans Verchères. Près de 500 personnes de plus attendent une place dans un CHSLD depuis 4 ans; c'est 10 % de plus qu'en 2003. Pire, le gouvernement a coupé plus de 1200 places en CHSLD pendant son mandat. Le coût de l'assurance médicament a augmenté de 17%, alors que les libéraux avaient promis que la hausse serait équivalente à l'inflation, soit 8%. Le parti libéral avait promis d'augmenter de 750 le nombre d'admissions en médecine. Résultat, 4 ans plus tard: seulement 167 étudiants de plus qu'en 2003, soit 22% de l'objectif atteint. Que voilà un bilan des plus décevants!», de déclarer Stéphane Bergeron.
«Pour 44 % de nos concitoyennes et concitoyens, a-t-il poursuivi, la santé constitue l'enjeu le plus important de la présente campagne électorale. Le 8 mars 2003, Jean Charest avait déclaré à La Presse: “Faites-moi confiance, je vais remettre sur pied le système de santé. Jugez-moi sur ces résultats. Et si je n'y arrive pas vous saurez quoi faire!”. Assurément, les Québécoises et Québécois sauront quoi faire, le 26 mars prochain, en pensant au piètre bilan du gouvernement Charest en matière de santé…
Un alourdissement du fardeau fiscal
Aux promesses répétées de baisses d’impôt, le gouvernement libéral a plutôt imposé un alourdissement du fardeau fiscal pour les familles québécoises. «Rappelons les cinq hausses de tarifs d’électricité; la hausse des services de garde de 40%; la hausse de la taxe sur l’essence; la hausse des taxes scolaires; celle des tarifs pour les usagers du transport en commun; des tarifs des permis de conduire et de l’immatriculation des véhicules automobiles et, pour finir, une hausse des primes d’assurance médicament. Alors qu’ils devaient bénéficier de baisses d’impôt de l’ordre de 5 milliards de dollars sur cinq ans, les contribuables québécois auront plutôt encaissé des hausses de tarifs totalisant 2,3 milliards de dollars. Là encore, le constat est accablant!», a lancé monsieur Bergeron.
Une succession de bêtises
Rappelant que Jean Charest s’était vu décerner le prix citron de la revue Commerce, en avril 2005, et que son gouvernement, entre 2003 et 2006, a recueilli de façon constante un taux d’insatisfaction de l’ordre de 70%, le candidat du Parti Québécois dans Verchères a évoqué ce qu’il a appelé les «bêtises du gouvernement Charest». «Que ce soit dans les domaines de l’éducation, de la jeunesse, du développement économique, du développement durable, de la promotion des intérêts et de l’identité du Québec, des finances publiques, de la situation des régions, de la santé et des services sociaux, ce gouvernement n’a jamais été en mesure de rien offrir de plus que des slogans creux pour masquer ses bêtises et tenter de faire avaler ses politiques boiteuses aux Québécoises et Québécois», a indiqué Stéphane Bergeron.
Arrogance, incompétence et improvisation
«Les dossiers où le gouvernement a fait preuve d’arrogance, d’incompétence et d’improvisation se sont multipliés, au cours des quatre dernières années. On n’a, pour s’en convaincre, qu’à penser aux reculs enregistrés au niveau des lois du travail, aux défusions ratées, au projet de centrale du Suroît, au projet de financement des écoles juives, à la réforme imposée du réseau des centres de la petite enfance, à la charge stérile menée contre les étudiants dans le dossier des prêts et bourses, au projet de vente d’une partie du Parc national du Mont-Orford, à la fixation brutale des conditions de travail des employés de la fonction publique et des médecins spécialistes, aux crises forestières et agricoles, à la prolifération funeste de la bactérie C-difficile dans nos établissements de santé, à la confusion entretenue autour du choix du site du CHUM et des coûts reliés aux deux centres hospitaliers universitaires de Montréal, à la précarité de nos infrastructures routières ou à l’apparition de cyanobactéries dans certaines sources d’eau potable. Le parti libéral nous propose la continuité. Les Québécoises et Québécois méritent mieux: un gouvernement qui se propose de reconstruire notre Québec, un gouvernement du Parti Québécois», a conclu Stéphane Bergeron.

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