Parc national du Mont-Orford
LE PARTI QUÉBÉCOIS STOPPERA LA PRIVATISATION DU MONT ORFORD
LA LOI 23 SERA ABROGÉE
Orford, le vendredi 23 février 2007 – Le député de Pointe-aux-Trembles et chef du Parti Québécois, André Boisclair, s'engage à stopper la privatisation d'une partie du Parc national du Mont-Orford et à abroger la loi 23 s'il est porté au pouvoir le 26 mars prochain. C'est l'engagement que le chef du Parti Québécois a pris ce matin alors qu'il prenait la parole au pied du Mont-Orford en compagnie du maire d'Orford, Pierre Rodier, et des candidats du Parti Québécois Michel Breton (Orford), Claude Boucher (Johnson), Pierre Curzi (Borduas), Stéphane Bergeron (Verchères), Mariette Fugère (Saint-François) et Claude Forgues (Sherbrooke).
Une autre promesse rompue de Jean Charest
Rappelons qu’à la veille des élections générales de 2003, le 10 avril 2003, Jean Charest, alors chef de l’opposition officielle, avait promis que le projet devrait recevoir une large approbation sociale pour être réalisé. Or, le projet déposé par le ministre Béchard, à la demande du premier ministre, a fait l’unanimité contre le gouvernement. Le conseil municipal d’Orford élu en novembre 2005 a fait campagne en s’opposant au projet, plusieurs personnalités publiques dont Marie Laberge, Clémence Desrochers et Phyllis Lambert se sont également prononcées contre, tout comme les 82 % de la population du Québec.
Malgré cela, Jean Charest s’est entêté et est allé de l’avant. Il a imposé aux Québécois la vente d'une partie du Parc national du Mont-Orford, et ce, même si son propre caucus libéral était divisé sur la question. Thomas Mulcair et Pierre Paradis, deux anciens ministres de l’Environnement, se sont ouvertement opposés au projet du premier ministre. M. Mulcair a d’ailleurs été limogé en raison de sa position.
Pour M. Boisclair, le projet imposé par M. Charest manque franchement de transparence. La loi 23 a été adoptée par bâillon à l’Assemblée nationale en juin 2006 alors que rien n’indiquait l’urgence d’agir dans ce dossier. Le ministre de l’Environnement a toujours refusé de demander un rapport du BAPE sur le nouveau projet présenté à la population. La loi 23 a modifié quatre lois afin de rendre légal ce qui était auparavant illégal. De plus, la lumière n’a pas été faite sur les finances soi-disant déficitaires du promoteur puisque le ministre Béchard a toujours refusé que le Vérificateur général fasse toute la lumière sur les actifs de Mont-Orford Inc., tel que le réclamait le Parti Québécois. La population du Québec est en droit de se questionner sur les motivations du premier ministre dans ce dossier.
La vente d’une partie du parc national du Mont-Orford va à l’encontre des principes même du développement durable. Rien n’indique que le développement économique sera respecté, que l’environnement sera mieux préservé et l’acceptabilité sociale n’a clairement pas été démontrée. Qui plus est, le projet ne répond même pas aux principes de la loi sur le développement durable. « Le développement durable n’est qu’un slogan pour le Parti libéral du Québec. Le gouvernement de Jean Charest aurait pu doubler la superficie du parc sans le vendre justement dans le contexte où le Québec accuse un déficit dans l’atteinte de ses objectifs d’aires protégées au Québec », a indiqué M. Boisclair.
« Le Parti Québécois a créé 20 des 22 parcs nationaux au Québec. Le patrimoine collectif de tous les Québécois n’est pas négociable. C’est pour cette raison que le gouvernement du Parti Québécois s’engage à abroger la loi 23, laquelle privatise une partie du parc national du Mont-Orford », a conclu M. Boisclair.

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