Étude des crédits budgétaires du ministère de l’Environnement
EN PRÉSENCE DE LA MINISTRE, STÉPHANE BERGERON SOULÈVE LA QUESTION DE LA PROTECTION DES PETITS MILIEUX HUMIDES
QUÉBEC, le mardi 12 juin 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de parcs, monsieur Stéphane Bergeron, a profité de l’étude des crédits budgétaires du ministère du Développement durable, de l’environnement et des parcs, à laquelle prenait part la ministre, pour tenter d’obtenir des précisions quant au degré de protection dont jouissent désormais les petits milieux humides du Québec, dont ceux situés à Boucherville et Longueuil et qui servent de refuge à la rainette faux-grillon.
L’étude des crédits budgétaires constitue, pour les parlementaires, un opportunité privilégiée permettant un accès direct à la ministre et à l’expertise de son ministère. Au cours d’un échange portant sur la protection des milieux humides, Stéphane Bergeron a porté à l’attention de la ministre la situation du secteur de Montbrun, à Boucherville. «On attend toujours la politique du ministère sur les milieux humides, sauf qu'on sait qu'au cours de la dernière année le gouvernement a décidé de ne plus protéger les petits milieux humides, situation que n'ont évidemment pas manqué de dénoncer plusieurs environnementalistes. Les milieux humides, qui se font de plus en plus rares, particulièrement en Montérégie, ont grand besoin d’être protégés. C’est d’autant plus vrai dans le cas des plus petits milieux humides. Je pense ici à celui qui se trouve tout à côté de chez nous, à Boucherville, dans le comté de mon collègue de Marguerite-d'Youville, qu'on envisage d'ouvrir au développement, alors que c'est l’un des derniers refuges de la rainette faux-grillon. Alors, comment réconcilier les louables intentions du gouvernement avec cette drôle de décision de ne plus protéger les petits milieux humides, alors que nous sommes toujours en attente de la politique du ministère en cette matière?», de demander monsieur Bergeron.
La ministre a alors expliqué que son ministère avait récemment rendu public un document intitulé Traitement des demandes d'autorisation des projets dans les milieux humides, qui stipule clairement, selon ses propos mêmes, que, «s'il y a un lien avec un cours d'eau, donc un lien hydrique, ou s'il y a la présence d'espèces menacées ou vulnérables, il y a une protection dévolue aux milieux humides». Ce à quoi le député de Verchères a rétorqué: «Vous tenez des propos fort rassurants, mais il semble que ça n'ait rassuré personne sur le terrain, puisque les gens sont très préoccupés de ce qui se passe actuellement pour ce qui est de la survie de la rainette faux-grillon, que ce soit à Longueuil ou à Boucherville». À ce moment, la ministre a expliqué que la procédure étant relativement nouvelle, il fallait se donner le temps de la connaître et de l’apprivoiser.
Rappelons que le débat entourant l’avenir de ce milieu humide en milieu urbain défraie les manchettes depuis que la ville de Boucherville a fait connaître son intention de permettre des projets de développement dans ce secteur.
