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Cyanobactéries

LA MINISTRE BANALISE LE PROBLÈME

QUÉBEC, le mercredi 1er août 2007 – La chef du Parti Québécois, Pauline Marois, accompagnée du député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement, Stéphane Bergeron, a réagi avec scepticisme à la sortie de la ministre de l’Environnement, qui déclarait ce matin que le problème des algues bleues est, somme toute, moins grave cette année que l’an passé et qui annonçait qu’aucune nouvelle mesure visant à lutter contre la prolifération d’algues bleues ne serait mise en œuvre avant la tenue, à la fin du mois de septembre, d’un « grand rendez-vous stratégique » sur la question.

« Lorsque la population a pris conscience de l’ampleur du problème, l’été dernier, nous nous attendions, de la part du gouvernement, à ce qu’il mette rapidement en place un plan d’action pour permettre aux municipalités et intervenants concernés de se préparer convenablement à faire face à la présente saison estivale. Attentisme et tergiversation auront plutôt tenu lieu de plan d’action de la part de ce gouvernement, puisque celui-ci aura attendu au début du mois de juin pour annoncer un certain nombre de mesures timides reposant essentiellement sur la bonne volonté des différents intervenants intéressés. Nous en voyons aujourd’hui les effets. Un an plus tard, nous en sommes à peu près au même point. Combien de lacs doivent être touchés pour que la ministre se décide enfin à considérer qu’il y a urgence d’agir? », de s’interroger M. Bergeron.

Faisant référence au fait que le gouvernement publie quotidiennement la liste des lacs touchés par les algues bleues, la ministre a même été jusqu’à déclarer que d’aucuns lui avaient reproché d’en avoir « fait trop ». « La population ne reproche pas au gouvernement de l’informer de l’état de la situation, elle lui reproche de ne pas s’attaquer sérieusement aux causes du problème. Pour le moment, on s’en tient à des campagnes d’information et à des mesures volontaires. C’est la façon habituelle de procéder de ce gouvernement. C’est comme lorsque l’on invite les gens à se laver les mains pour lutter contre la bactérie C. difficile! Ce n’est pas sérieux. La population s’attend, de la part de son gouvernement, à ce qu’il prenne le taureau par les cornes et qu’il s’attaque résolument à des problèmes aussi importants. En l’absence de propositions concrètes de la part du gouvernement libéral, le Parti Québécois proposera donc, au cours des prochains jours et des prochaines semaines, toute une série de mesures pour lutter contre la prolifération d’algues bleues », a déclaré Pauline Marois.

La chef du Parti Québécois n’a pas manqué de souligner la discrétion de l’Action démocratique dans ce dossier depuis le début. « Comment expliquer qu’un parti, qui occupe la fonction d’opposition officielle et prétend donc être en mesure d’assumer le pouvoir, soit aussi effacé à propos d’un problème qui inquiète la population au plus haut point et à propos duquel celle-ci est en droit de s’attendre à une position claire et responsable de la part des personnes qui aspirent aux fonctions gouvernementales? », a conclu Mme Marois.