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Développement de places à 7$ dans les CPE

LA STRATÉGIE DE LA MINISTRE COURCHESNE EST VOUÉE À L’ÉCHEC

Montréal, le dimanche 2 décembre 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière de famille, Stéphane Bergeron, accompagné des députés du caucus montréalais Lisette Lapointe de Crémazie, Martin Lemay de Sainte-Marie-Saint-Jacques et Nicolas Girard de Gouin, dénonce l’incapacité du gouvernement Charest et de la ministre de la Famille, Michèle Courchesne, à répondre aux familles qui attendent une place en CPE pour leur enfant.

À la fin de l’été 2007, le ministère de la Famille précisait qu’il allait créer 2069 places à tarif réduit en services de garde pour tout le Québec cette année. Or, la moitié de ces places sont en fait des places recyclées. La transformation de 976 places déjà existantes à 20$ ou 30$ par jour en places à 7$ par jour ne réduit aucunement les listes d’attente.

« La ministre de la Famille refuse d’admettre ce qui est l’évidence même : il manque de places dans les CPE. C’est bien pour les parents qui payaient 20$ ou 30$ par jour et qui pourront enfin payer moins cher mais ça ne donne absolument rien pour les parents qui sont toujours en attente d’une place. Les listes d’attente ne diminuent pas pour autant; au contraire, elles continuent de prendre de l’expansion », a déclaré Stéphane Bergeron.

22 nouvelles places créées en un an pour l’île de Montréal : inacceptable!
Alors que le besoin en nouvelles places serait de 20 000, le caucus des députés du Parti Québécois de Montréal n’en revient pas que le gouvernement Charest n’ait réussi à développer que 22 nouvelles places pour toute l’île depuis un an. « C’est moins d’une nouvelle place par mois pour l’ensemble de l’île de Montréal. Dans mon comté seulement, ce sont des centaines de places dont les parents auraient besoin », a indiqué Martin Lemay.

« En outre, dans un contexte où le Québec connaît un mini-baby-boom et considérant l’effet de l’immigration à Montréal, le gouvernement rate, et largement, l’objectif de venir en aide aux parents. Il doit se pencher sérieusement sur le développement des places pour poupons. Si ce gouvernement croit aux vertus du réseau des CPE, qu’il le soutienne intelligemment, en tenant compte des nouvelles réalités », a ajouté Stéphane Bergeron.

La gestion des listes d’attente : le problème demeure entier
Selon le gouvernement libéral, l’instauration de bureaux coordonnateurs devait révolutionner la gestion des listes d’attente de façon à éliminer les doublons. Il s’avère que c’est plutôt l’échec appréhendé par le Parti Québécois il y a deux ans qui se confirme aujourd’hui. « La ministre se cache derrière cette excuse de doublon et minimise le nombre réel d’enfants en attente d’une place. Sans l’ombre d’un doute, on sait qu’il en manque. Plutôt que de consacrer son énergie à gérer les listes d’attente, pourquoi ne fait-elle pas le nécessaire pour les éliminer? Ce serait nettement plus bénéfique pour les parents du Québec », a indiqué Martin Lemay.

Par ailleurs, contrairement aux prétentions de l’ADQ, les députés du Parti Québécois estiment que l’actuel réseau des CPE répond bel et bien à un choix des parents du Québec.

« Le réseau, mis sur pied par Pauline Marois, est doté d’un volet éducatif qui en fait sa spécificité. C’est l’une des raisons qui explique sa grande popularité et qui fait l’envie de plusieurs pays dans le monde, encore cité récemment dans une étude de l’OCDE. Ce n’est pas rien. Les parents le choisissent parce qu’il assure le développement social et intellectuel de l’enfant et en raison de la qualité du personnel éducateur des CPE. Le Parti Québécois continuera de travailler au développement du réseau de CPE sans compromettre l’existence de garderies à but lucratif pour laisser le choix aux parents, en plus d’appuyer les initiatives de formation qui contribueront encore plus au développement de l’enfant », a conclu Stéphane Bergeron.