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Méconnu, le travail de député…

J’ai lu avec grand intérêt la lettre ouverte que Jean Berthiaume signait dans le Journal La Seigneurie, le 8 décembre dernier, pour renchérir sur les attaques injustifiées dont j’ai fait l’objet de la part de Luc Morin, ces dernières semaines. Cependant, je dois dire que le choix des exemples cités par monsieur Berthiaume en appui à la thèse un peu gratuite précédemment développée par monsieur Morin n’était peut-être pas le plus judicieux pour ajouter à la crédibilité de ladite thèse, puisqu’il s’avère que ce sont justement là des dossiers sur lesquels le gouvernement du Québec a juridiction et sur lesquels je suis intervenu.

Dans le dossier du pipeline d’Ultramar, par exemple, nous avons constitué, mon collègue de Borduas à l’époque, monsieur Jean-Pierre Charbonneau, et moi-même, une table de concertation regroupant les MRC de Lajemmerais, de la Vallée-du-Richelieu et des Maskoutains, les municipalités concernées, l’Union des producteurs agricoles, le Centre de conservation de la nature du Mont-Saint-Hilaire, le Conseil régional de l’Environnement de la Montérégie, le Comité de valorisation du bassin de la rivière Richelieu et plusieurs propriétaires, à titre individuel.

De cette concertation est né un consensus, que les MRC concernées ont choisi de porter, autour d’une proposition de couloir alternatif pour le passage du pipeline, qui a déjà amené Ultramar à modifier certains aspects de son projet (notamment au chapitre du déboisement dans le boisé de Verchères). C’est ce consensus qui a été défendu, lors des audiences du BAPE, et qui a amené ce dernier à recommander à Ultramar sa prise en considération. Alors, pendant que l’ADQ se demandait encore de quoi il s’agissait, nous, nous avions agi, et ce, dans le respect, effectivement, des différents intervenants concernés.

Même chose pour les eaux usées non traitées rejetées par la Ville de Montréal. J’ai déjà eu l’occasion de m’entretenir de cet épineux problème avec le maire et le président du conseil exécutif de la Ville de Montréal, de même qu’avec la directrice de la ZIP Jacques-Cartier.

Quant à la Route verte, nous sommes effectivement en contact avec les autorités municipales concernées, celles du ministère des Transports et de Loisirs Montérégie, de telle sorte de faire advenir dans les meilleurs délais cette piste cyclable sécuritaire devant relier la rive sud de Montréal à la région de Sorel. D’ailleurs, des travaux préliminaires ont été réalisés à Contrecoeur, dans la propre municipalité de monsieur Berthiaume, pas plus tard que cet été, grâce à la coopération de la Ville et du ministère!

Finalement, pour ce qui est des soins de santé à Contrecoeur, monsieur Berthiaume ignore peut-être que je me suis engagé à faire en sorte de rendre disponible à la population de ce secteur et du secteur de Saint-Amable les services médicaux de base auxquels elle est en droit de s’attendre. À ce propos, nous déployons beaucoup d’énergie pour assurer non seulement la survie, mais le développement de la Coopérative de santé de Contrecoeur.

Monsieur Berthiaume a raison de souligner que tous les dossiers ne reçoivent pas nécessairement l’attention médiatique qu’a reçu celui de la privatisation partielle du Parc national du Mont-Orford. Le travail d’un député consiste également à s’occuper, loin des feux de la rampe, de ces innombrables dossiers qui ne font pas les manchettes, mais qui n’en sont pas moins importants. Quant à savoir comment j’occupe mes journées et bien que j’imagine qu’il puisse maintenant en avoir une bonne idée, j’invite monsieur Berthiaume à me suivre pendant quelques jours; je suis sûr qu’il serait très surpris…