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Décès de l’ex-ministre Denis Lazure

«LE QUÉBEC VIENT DE PERDRE UN GRAND HOMME»
- STÉPHANE BERGERON

CIRCONSCRIPTION DE VERCHÈRES, le 26 février 2008 – C’est le 24 février dernier, le jour même où était désignée sa successeure à titre de candidate du Parti Québécois dans la circonscription de Marguerite-d’Youville, madame Monique Richard, qu’on annonçait le décès de l’ex-député et ministre péquiste Denis Lazure.

Présent à l’assemblée d’investiture de madame Richard, le député de Verchères et parrain de Marguerite-d’Youville, monsieur Stéphane Bergeron, avait d’ailleurs évoqué, dans son allocution, la liste des remarquables députés du Parti Québécois qui avaient représenté les deux municipalités de cette circonscription à l’Assemblée nationale, de Denis Lazure lui-même à François Beaulne, en passant par Jean-Guy Parent. Selon monsieur Bergeron, Monique Richard saura faire honneur à l’illustre tradition du Parti Québécois dans Marguerite-d’Youville et, plus particulièrement, à la mémoire de feu Denis Lazure.

Stéphane Bergeron s’est dit attristé par le départ de celui qui avait également représenté, notamment à titre de député de Bertrand, les municipalités de Varennes et Saint-Amable, qui font aujourd’hui partie de la circonscription de Verchères. Élu député de Chambly, en 1976, puis de Bertrand, en 1981, Denis Lazure a assumé la responsabilité de plusieurs ministères dans les premiers gouvernements de René Lévesque. Homme de conviction, il a démissionné de ses fonctions de ministre et de député en 1984, pour briguer de nouveau les suffrages, en 1989, sous la direction de Jacques Parizeau, dans la circonscription de La Prairie. Élu dans cette circonscription en 1989 et 1994, il quitte la vie politique en 1996 pour diriger l’Office des personnes handicapées, ce qu’il fit jusqu’en 1999. Psychiatre réputé, Denis Lazure aura contribué à la mise sur pied des services de santé mentale du Québec, de l’Ontario et du Manitoba.

«Le Québec vient de perdre un grand homme. J’ai eu le plaisir et le grand honneur de le côtoyer à compter de 1981, alors que, comme jeune militant, je me suis impliqué dans sa campagne électorale dans Bertrand. En 1983 et 1984, j’ai joint les rangs de l’exécutif du Parti Québécois de Bertrand à titre de représentant jeune. De 1989 à 1993, c’est comme secrétaire du caucus des députés de l’opposition officielle en Montérégie que j’ai de nouveau eu l’occasion de travailler avec lui. Je garde de lui le souvenir d’un homme brillant et éloquent, qui était animé de nobles principes et idéaux. C’était un travailleur infatigable. Affable et dévoué, il n’en était pas moins plutôt solitaire. Il nous manquera beaucoup, mais son souvenir perdurera, notamment à travers ses remarquables réalisations», de conclure le député de Verchères.

Au travail? Et que disent donc les faits, au-delà des manchettes...

Je lisais avec intérêt, dans certains de nos hebdos, cette nouvelle diatribe signée par le dénommé Jean Berthiaume, qui, cette fois, me prenait à partie en s’appuyant sur l’apparente controverse dans le dossier de la francisation des CPE. Selon monsieur Berthiaume, je négligerais mon travail dans le comté, parce que je m’intéresse aux problématiques nationales. Notons, d’entrée de jeu, que monsieur Berthiaume a une vision bien étriquée du travail d’un député…

Un député qui ne s’intéresserait pas aux problématiques nationales ne se montrerait tout simplement pas à la hauteur du mandat qui lui a été démocratiquement confié par la population de son comté. Quant aux dossiers locaux, monsieur Berthiaume devrait savoir, par exemple, qu’au chapitre de la piste cyclable, nous sommes effectivement en contact étroit avec les autorités municipales concernées, celles du ministère des Transports et de Loisirs Montérégie, de telle sorte de faire en sorte que la Route verte puisse sans tarder voir le jour dans notre circonscription, ce qui permettra de relier la rive sud de Montréal à la région de Sorel. D’ailleurs, des travaux préliminaires ont été réalisés à Contrecoeur, dans la propre municipalité de monsieur Berthiaume, pas plus tard que cet été, grâce à la coopération de la Ville et du ministère!

Pour ce qui est des soins de santé, monsieur Berthiaume devrait savoir que je me suis publiquement engagé à faire en sorte de rendre disponible aux populations des secteurs de Contrecoeur et de Saint-Amable les services médicaux de base auxquels elles sont en droit de s’attendre. À ce propos, nous déployons beaucoup d’énergie pour assurer non seulement la survie, mais le développement de la Coopérative de santé de Contrecoeur. Finalement, en ce qui concerne les «fermetures et réductions de personnel dans des usines à Varennes comme à Contrecoeur», monsieur Berthiaume ignore peut-être qu’elles sont le fait d’une conjoncture mondiale sur laquelle même les gouvernements nationaux ont bien peu de prise, ce qui ne m’empêche pas, pour chacun des cas qui surviennent, de poser les gestes qui m’apparaissent appropriés, dans les circonstances. En d’autres termes, monsieur Berthiaume aurait avantage à mieux s’informer, avant de se lancer, à tort et à travers, dans des attaques gratuites…

Revenant à l’apparente controverse touchant la francisation des CPE, monsieur Berthiaume feignait ensuite de se montrer rassuré par le fait que la chef du Parti Québécois, madame Pauline Marois, m’aurait «rappelé à l’ordre»… Je crois important de préciser, encore une fois, que les faits ne soutiennent pas les assertions de monsieur Berthiaume. Contrairement à ce que laissaient entendre les titres tapageurs parus à cet effet dans certains quotidiens nationaux, ces dernières semaines, je n’ai pas fait l’objet du moindre désaveu de la part de madame Marois sur cette question. Une lecture attentive des articles faisant suite à ces titres intentionnellement tape-à-l’œil, aurait pourtant dû en convaincre monsieur Berthiaume et consorts. En fait, ces articles révèlent que madame Marois et moi-même sommes plutôt sur la même longueur d’ondes en cette matière.

Ma position, à titre de porte-parole du Parti Québécois en matière de famille, n’a jamais changé d’un iota sur cette question. J’ai répondu à la journaliste de la Presse canadienne, qui nous informait de cette apparente problématique, que la question, à ma connaissance, n’avait jamais fait l’objet d’une plainte formelle de la part de parents, d’employés ou d’administrateurs de CPE. En conséquence, il nous faudrait d’abord vérifier s’il y a véritablement un problème et, si oui, de quelle ampleur, avant d’envisager la moindre mesure corrective. Il y a donc loin de la coupe aux lèvres!

Si, n’en déplaise à monsieur Berthiaume, la situation de la langue française au Québec s’est précarisée, comme le démontrent les études rendues publiques depuis un certain temps, de même que les nombreuses dépêches en faisant état, force est de constater que des interventions de la part du gouvernement du Québec s’avèrent beaucoup plus urgentes et nécessaires que celle visant à s’assurer du respect des dispositions de la Loi 101 dans les centres de la petite enfance… En d’autres termes, plusieurs aspects de la problématique nous apparaissent nettement plus préoccupants, dans l’immédiat, que la «francisation des immigrants dans les CPE». N’est-ce pas là mettre les priorités à la bonne place? Allons, monsieur Berthiaume, un peu de rigueur, que diable!