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Fermeture de Pétromont

«LE GOUVERNEMENT CHAREST ENTRETIENT L’INCERTITUDE»

- Stéphane Bergeron

QUÉBEC, le 29 avril 2008 Constatant que le ministre du Développement économique, lors de sa sortie médiatique du 24 avril dernier, avait laissé entière la problématique touchant l’avenir des installations de Pétromont à Varennes et Pointe-aux-Trembles, ainsi que des centaines d’employés condamnés au chômage, le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, est revenu à la charge sur le parquet de l'Assemblée nationale, le 29 avril, dans l’espoir que le gouvernement clarifie enfin ses intentions quant à l’avenir de l'industrie pétrochimique québécoise, suite à l'annonce de la fermeture de Basell et Pétromont.

Plus de deux mois après que cette nouvelle ait été rendue publique, le dossier a à peine évolué et la fermeture de Pétromont laisse effectivement entrevoir une série de répercussions néfastes pour l’ensemble du secteur pétrochimique québécois.  «Pétromont assure plusieurs services essentiels, tel que l’approvisionnement en eau, pour plusieurs entreprises environnantes», de rappeler Stéphane Bergeron.  «La fin des opérations de Pétromont risque donc de placer ces entreprises dans une situation précaire», a-t-il poursuivi.

«Bien sûr, le ministre du Développement économique a annoncé qu’il entendait éviter que la fermeture prochaine de Pétromont n’entraîne ce genre de conséquences.  Cela dit, la solution annoncée, pour ce qui est de l’approvisionnement en eau, s’avère imparfaite, puisqu’elle ne laissera pas suffisamment de temps à la Ville de Varennes pour compléter les travaux d’aqueduc devenus nécessaires», de s’inquiéter monsieur Bergeron.

En réponse à cette préoccupation, le ministre à cavalièrement renvoyé la balle à la Ville de Varennes: «Notre responsabilité, nous, elle est faite, et maintenant, la ville, sa responsabilité, c’est de faire l’approvisionnement permanent de cette eau».  Malgré tout, le député de Verchères estime avoir soutiré un engagement ferme de la part du ministre, puisque ce dernier ajoutait: «Mais il y a une solution temporaire et il n’y a pas une usine qui va fermer parce qu’elle n’a pas d’eau».

Cela dit, la situation est moins claire et encourageante quant à la détermination du gouvernement de préserver les installations et les emplois chez Pétromont.  «La situation est d’autant plus regrettable que des investisseurs potentiels, notamment l’entreprise Lanxess, se seraient montrés intéressés par les installations Pétromont, certains ayant même été jusqu’à laisser entendre, et c’est le cas des géants russe et taïwanais Gazprom et Formosa Plastics, qu’ils étaient disposés à acheter les installations de Pétromont», de révéler Stéphane Bergeron.

«Que s’est-il passé, de poursuivre monsieur Bergeron, pour que ces propositions achoppent, faisant en sorte que nous en soyons aujourd’hui réduits à devoir tenter de recoller les pots cassés pour éviter la désintégration complète de l’industrie pétrochimique québécoise?»  Sans nier les assertions de son collègue, le ministre du Développement économique a sèchement répondu qu’il n’y avait, «aujourd’hui», aucune offre sur la table.  «Cette réponse est d’autant plus décevante que la SGF, propriétaire à 50% de Pétromont, affirme vouloir trouver des partenaires et acheteurs pour la compagnie.  Manifestement, quelque chose ne tourne pas rond dans ce dossier», de conjecturer le député de Verchères.

«J’entends poursuivre les pressions sur la SGF et le gouvernement, de même que les échanges avec les entreprises concernées, le Centre local de développement et les autorités municipales de Varennes, afin que la situation soit redressée, pendant qu’il en est encore temps.  Il est désolant de voir le gouvernement se traîner les pieds, alors que des solutions semblent être à portée de main.  Le gouvernement ne semble pas réaliser que si rien n’est fait, dans de brefs délais, on risque d’assister à la détérioration rapide du tissu industriel, tant à Varennes que dans l’Est de Montréal», de conclure Stéphane Bergeron.