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Réaction au débat

Img_0908 Les choix sont clairs: l'immobilisme et la résignation, du côté du parti libéral; la fuite en avant et les illusions, du côté de l'ADQ; la liberté, la responsabilité et la véritable autonomie, du côté du Parti Québécois. André Boisclair a fait la démonstration, pour celles et ceux qui en doutaient encore, qu'il a l'étoffe nécessaire pour diriger le Québec et le mener vers sa pleine autonomie. Jean Charest n'a pas réussi à convaincre quiconque qu'il méritait une deuxième chance. Mario Dumont, finalement, a démontré qu'il n'avait ni le programme, ni l'équipe, ni l'envergure ou la vision nécessaires pour présider aux destinées du Québec.

Assez étonnant d'entendre Mario Dumont, la main sur le coeur, prétendre que l'ADQ accorde une très grande importance à l'environnement! C'est probablement la raison pour laquelle l'ADQ a négligé de répondre au questionnaire de Greenpeace... Manifestement, la confusion tient lieu de programme de l'ADQ en matière d'environnement. Et c'est monsieur Dumont qui accuse les autres de se limiter à de beaux discours en matière d'environnement... Évidemment, son programme, de son propre aveu, ne peut pas couvrir tous les angles... sinon ceux des beaux discours! Plutôt que de se limiter à proposer de modifier le rôle du ministère de l'environnement, peut-être aurait-il été intéressant de connaître, concrètement, les mesures que son parti compte mettre en place pour faire du Québec un chef de file en matière de développement durable. Le parti libéral, de son côté, semble vouloir «surfer» sur les acquis du Québec en matière environnementale, se limitant simplement à une approche volontariste pour permettre au Québec d'atteindre les objectifs du Protocole de Kyoto, ce qu'il ne parviendra pas à faire, selon les chiffres mêmes du gouvernement. Or, il faut aller plus loin que Kyoto. Il faut mettre en place non seulement des mesures incitatives, mais également certaines mesures coercitives, pour nous assurer l'atteinte d'objectifs plus ambitieux. Il en va de la santé de notre environnement, certes, mais aussi de notre prospérité économique. Des mesures s'imposent pour améliorer la qualité de notre air, celle de notre eau. Il faut assurer la protection d'une plus grande portion de notre territoire, en commençant par la préservation de ces terres qui bénéficient déjà de la protection de l'État, nommément le parc national du Mont-Orford. Il faut se préoccuper de la gestion de nos matières résiduelles, accentuer les efforts de recyclage, de compostage, de consignation. Beaucoup de chantiers doivent être entrepris en matière d'environnement et de développement durable. Que nous proposent les deux autres principaux partis?