Prolifération des algues bleues
113 LACS TOUCHÉS ET LA MINISTRE BEAUCHAMP REFUSE TOUJOURS D’INTERVENIR
Québec, le jeudi 16 août 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement, monsieur Stéphane Bergeron, juge maintenant irresponsable l’attitude de la ministre de l’Environnement concernant la prolifération des algues bleues.
« La ministre Beauchamp a candidement reconnu la justesse et la pertinence des premières mesures que le Parti Québécois a proposées la semaine dernière pour lutter contre les algues bleues, mais elle refuse toujours de les mettre en œuvre. Or, pendant qu’elle tergiverse, la situation continue de se détériorer. Ce matin, le summum est atteint : le fond du fleuve Saint-Laurent serait lui aussi affecté. Ce n’est pas par sa tournée de sensibilisation que la ministre va régler le problème. Les Québécois sont déjà sensibilisés; ils veulent des résultats », a déclaré M. Bergeron.
«Nous en sommes maintenant à 113 lacs touchés par la prolifération d’algues bleues, a-t-il poursuivi, et qui sait quand cela s’arrêtera-t-il. Pendant ce temps, la ministre discute, se promène mais agit peu. Pourquoi ne pas commencer par mettre en oeuvre les mesures que nous avons déjà proposées et qu’elle a pourtant accueillies favorablement ?, se demande Stéphane Bergeron. Les algues bleues n’attendront pas le rendez-vous stratégique de la ministre, prévu pour septembre, pour se résorber », a-t-il poursuivi.
Le député de Verchères a également émis des réserves à l’égard de cette idée avancée par la ministre, à l’effet de soutenir financièrement les propriétaires riverains, que d’aucuns estiment déjà privilégiés de pouvoir vivre près d’un lac. « Elle doit préciser sa pensée quant à la responsabilité individuelle et le bien commun. Son prédécesseur, lui, n’avait pas manqué de pointer publiquement les gens vivant près des cours d’eau, en leur imputant la responsabilité de la dégradation des plans d’eau », a rappelé M. Bergeron.
Le porte-parole du Parti Québécois déplore le manque de leadership du gouvernement libéral, qui avait promis un plan d’intervention bien organisé et qui, finalement, n’a toujours rien de concret à soumettre. « Ce gouvernement persiste dans sa mauvaise habitude de ne rien faire pour régler les problèmes, comme s’il croyait que le temps seul allait arranger les choses. La prolifération des algues bleues défraie les manchettes depuis plus d’un an. Hélas, la situation à laquelle nous sommes présentement confrontés était hautement prévisible. La tournée de la ministre et les propos qu’elle tient depuis le début témoignent d’une seule chose: son gouvernement ne sait pas comment s’y prendre pour faire face à cette problématique. Quant à l’ADQ, faut-il se surprendre qu’ils n’ont rien à proposer ? », a conclu Stéphane Bergeron.
