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Prolifération des algues bleues

113 LACS TOUCHÉS ET LA MINISTRE BEAUCHAMP REFUSE TOUJOURS D’INTERVENIR

Québec, le jeudi 16 août 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement, monsieur Stéphane Bergeron, juge maintenant irresponsable l’attitude de la ministre de l’Environnement concernant la prolifération des algues bleues.

« La ministre Beauchamp a candidement reconnu la justesse et la pertinence des premières mesures que le Parti Québécois a proposées la semaine dernière pour lutter contre les algues bleues, mais elle refuse toujours de les mettre en œuvre. Or, pendant qu’elle tergiverse, la situation continue de se détériorer. Ce matin, le summum est atteint : le fond du fleuve Saint-Laurent serait lui aussi affecté. Ce n’est pas par sa tournée de sensibilisation que la ministre va régler le problème. Les Québécois sont déjà sensibilisés; ils veulent des résultats », a déclaré M. Bergeron.

«Nous en sommes maintenant à 113 lacs touchés par la prolifération d’algues bleues, a-t-il poursuivi, et qui sait quand cela s’arrêtera-t-il. Pendant ce temps, la ministre discute, se promène mais agit peu. Pourquoi ne pas commencer par mettre en oeuvre les mesures que nous avons déjà proposées et qu’elle a pourtant accueillies favorablement ?, se demande Stéphane Bergeron. Les algues bleues n’attendront pas le rendez-vous stratégique de la ministre, prévu pour septembre, pour se résorber », a-t-il poursuivi.

Le député de Verchères a également émis des réserves à l’égard de cette idée avancée par la ministre, à l’effet de soutenir financièrement les propriétaires riverains, que d’aucuns estiment déjà privilégiés de pouvoir vivre près d’un lac. « Elle doit préciser sa pensée quant à la responsabilité individuelle et le bien commun. Son prédécesseur, lui, n’avait pas manqué de pointer publiquement les gens vivant près des cours d’eau, en leur imputant la responsabilité de la dégradation des plans d’eau », a rappelé M. Bergeron.

Le porte-parole du Parti Québécois déplore le manque de leadership du gouvernement libéral, qui avait promis un plan d’intervention bien organisé et qui, finalement, n’a toujours rien de concret à soumettre. « Ce gouvernement persiste dans sa mauvaise habitude de ne rien faire pour régler les problèmes, comme s’il croyait que le temps seul allait arranger les choses. La prolifération des algues bleues défraie les manchettes depuis plus d’un an. Hélas, la situation à laquelle nous sommes présentement confrontés était hautement prévisible. La tournée de la ministre et les propos qu’elle tient depuis le début témoignent d’une seule chose: son gouvernement ne sait pas comment s’y prendre pour faire face à cette problématique. Quant à l’ADQ, faut-il se surprendre qu’ils n’ont rien à proposer ? », a conclu Stéphane Bergeron.

STÉPHANE BERGERON FAIT ADOPTER UNE MOTION SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES

QUÉBEC, le mercredi 15 août 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement, monsieur Stéphane Bergeron, était au nombre des quelque 800 délégués participant à la 47e Assemblée annuelle et au forum régional de l’Eastern Regional Conference (ERC) du Council of State Governments, qui s’est tenue du 12 au 15 août derniers à Québec, sous les auspices de l’Assemblée nationale du Québec, sous le thème: Enjeux régionaux, solutions novatrices; Partager l’expertise entre les États et les provinces. Membre de la commission de l’énergie et de l’environnement, monsieur Bergeron a présenté une motion appelant à une plus grande concertation régionale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, motion qui fut adoptée à l’unanimité.

«Nous avons consacré la séance d’ouverture de cette 47e assemblée annuelle et le forum sur l’énergie et l’environnement aux changements climatiques. Cela illustre l’importance que nous accordons tous à cette question capitale, qui constitue certainement l’un des défis majeurs auxquels l’humanité sera confrontée ces prochaines années. Cette résolution constitue donc une conclusion logique de nos travaux, en plus de signifier notre appui aux décisions prises au terme des dernières Conférences des Gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des Premiers ministres des provinces de l’Est du Canada. Si nous avons des visions diverses quant aux mesures à mettre de l’avant pour lutter contre les changements climatiques, nous nous entendons tous sur l’objectif poursuivi. Ce forum se veut donc un lieu privilégié de coopération dans la perspective de l’atteinte de cet objectif», d’indiquer Stéphane Bergeron.

Pour la délégation du Québec, cette motion sur les changements climatiques représente une étape importante concrétisant le consensus régional sur les efforts que les États et les provinces du Nord-Est du continent doivent déployer concernant cet enjeu important.

L’ERC est un organisme à but non lucratif et non partisan qui regroupe les parlements des États du Nord-Est américain (Connecticut, Delaware, Maine, Massachusetts, New Hampshire, New Jersey, New York, Pennsylvanie, Rhode Island et Vermont), les îles Vierges américaines et Puerto Rico, ainsi que le Québec et les provinces canadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l’Ontario et de Terre-Neuve, à titre de membres internationaux affiliés. Il vise à promouvoir la coopération interparlementaire et intergouvernementale par l’étude de problèmes communs, l’échange d’information et l’élaboration de programmes conjoints.

Membre international affilié depuis mars 1990, l’Assemblée nationale du Québec a été l’hôte de l’Assemblée annuelle de l’Eastern Regional Conference en 1995 et a reçu, en 1999, l’Assemblée annuelle du Council of State Governments. Dans les deux cas, ce fut la plus importante assemblée annuelle de l’histoire de ces organisations.

Les algues bleues : des solutions concrètes à un problème très concret

Québec, le mercredi 8 août 2007 – Réagissant à ce qu’il qualifie de laxisme de la part du gouvernement dans le dossier des algues bleues et conformément à l’engagement pris, la semaine dernière, par Mme Pauline Marois, le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement, Stéphane Bergeron, a présenté aujourd’hui trois premières mesures concrètes pour lutter contre la prolifération des cyanobactéries.

« Les lacs et cours d’eau du Québec constituent une ressource précieuse pour l’ensemble des Québécoises et Québécois. Ils doivent donc être protégés efficacement. Le Québec est actuellement confronté à un sérieux problème de cyanobactéries. Pourtant, le gouvernement ne fait rien! Au-delà de la bonne volonté des gens et de la prise en charge de certains lacs par des municipalités et groupes de citoyens, le gouvernement a le devoir d’intervenir pour assurer la protection de ces lacs. Certaines mesures peuvent être prises dès maintenant pour peu que le gouvernement manifeste une volonté réelle de résoudre le problème. Combien de temps la situation devra-t-elle se détériorer avant que le gouvernement se décide enfin à agir et à mettre de l’avant des solutions, dont certaines sont pourtant à portée de main? », s’est interrogé M. Bergeron.

Bien que la problématique de la prolifération des algues bleues découle d’une combinaison de facteurs, certaines mesures peuvent d’ores et déjà être prises en compte pour limiter les dégâts et surtout pour les prévenir. Ainsi, le Parti Québécois propose :

  • d’éliminer les phosphates dans les détergents à lessive et à vaisselle;
  • de mettre en place un processus de revégétalisation des rives des lacs et cours d’eau;
  • de s’assurer de l’application de la réglementation sur les fosses septiques.

Il est primordial que le gouvernement interdise la vente de détergents à lessive et à vaisselle contenant des phosphates. « Pourquoi ne pas agir comme l’ont fait plusieurs pays et États américains? Il existe maintenant des produits sans phosphate qui sont tout aussi efficaces et dont le prix est comparable aux autres produits », a indiqué M. Bergeron. Dès l’ouverture de la session parlementaire, le Parti Québécois déposera donc un projet de loi pour interdire au Québec l’utilisation de détergents contenant des phosphates.

Le Parti Québécois interpelle également la ministre Beauchamp afin qu’elle adopte des mesures visant à assurer la revégétalisation des rives, tel que le prévoit déjà la Politique de protection des rives, du littoral et des plaines inondables existante. « Le Québec possède une excellente politique en matière de protection des rives. Il faut maintenant s’assurer de la faire appliquer », a ajouté le député de Verchères. M. Bergeron a donné l’exemple du Lac Sergent, dans la MRC de Portneuf, où la municipalité a adopté un règlement l’an dernier afin d’obliger les riverains à renaturaliser leurs berges.

Le Parti Québécois réclame également l’application rigoureuse de la réglementation sur les fosses septiques pour tous les riverains. « Ici encore, le Québec possède une bonne réglementation, mais celle-ci n’est pas toujours appliquée. Il faut prévoir, au besoin, l’octroi d’une aide appropriée aux municipalités afin qu’elles fassent appliquer la réglementation sur les fosses septiques comme celle sur la revitalisation des berges. Il y a des responsabilités qui relèvent des individus, comme le reboisement, l’entretien et la mise aux normes des fosses septiques, mais il y a des responsabilités, comme celle d’édicter des règles de protection et de les encadrer, qui incombent au gouvernement. Dans ce dossier, il est plus que temps que le gouvernement prenne son rôle au sérieux. Outre le fait que l’industrie du nautisme représente des retombées de plus de un milliard de dollars par année au Québec, il faut rappeler que l’eau est un bien collectif dont nous pouvons tous profiter et qui doit être traitée comme tel », a indiqué M. Bergeron.

Le problème des cyanobactéries est complexe et nécessite la collaboration de plusieurs secteurs de la société québécoise. Évidemment, des gestes sont aussi nécessaires en agriculture, mais nous souhaitons une action concertée des différents intervenants concernés, notamment les groupes environnementaux. Il faut un effort de la part de l’ensemble des citoyens afin d’en arriver à des solutions concrètes et viables pour le bien-être collectif.

Rappelons que le gouvernement du Parti Québécois avait doté le Québec, en novembre 2002, d’une politique nationale de l’eau dans le but, justement, d’assurer la protection de cette ressource précieuse et indispensable, de gérer l'eau dans une perspective de développement durable, et de s’assurer, ce faisant, de mieux protéger la santé publique et celle des écosystèmes. Or, le gouvernement tarde dans l’application de cette Politique. « Tous les outils politiques et législatifs sont à la disposition du gouvernement pour mettre en œuvre la Politique nationale de l’eau, il lui manque seulement la volonté politique pour le faire », a déclaré Stéphane Bergeron.

Le député s’est enfin interrogé sur l’absence de l’ADQ dans ce dossier. « À part le fait de s’opposer, d’être absente ou de se contenter de critiquer, l’ADQ n’a présenté aucune solution concrète », a conclu M. Bergeron.

Cyanobactéries

LA MINISTRE BANALISE LE PROBLÈME

QUÉBEC, le mercredi 1er août 2007 – La chef du Parti Québécois, Pauline Marois, accompagnée du député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement, Stéphane Bergeron, a réagi avec scepticisme à la sortie de la ministre de l’Environnement, qui déclarait ce matin que le problème des algues bleues est, somme toute, moins grave cette année que l’an passé et qui annonçait qu’aucune nouvelle mesure visant à lutter contre la prolifération d’algues bleues ne serait mise en œuvre avant la tenue, à la fin du mois de septembre, d’un « grand rendez-vous stratégique » sur la question.

« Lorsque la population a pris conscience de l’ampleur du problème, l’été dernier, nous nous attendions, de la part du gouvernement, à ce qu’il mette rapidement en place un plan d’action pour permettre aux municipalités et intervenants concernés de se préparer convenablement à faire face à la présente saison estivale. Attentisme et tergiversation auront plutôt tenu lieu de plan d’action de la part de ce gouvernement, puisque celui-ci aura attendu au début du mois de juin pour annoncer un certain nombre de mesures timides reposant essentiellement sur la bonne volonté des différents intervenants intéressés. Nous en voyons aujourd’hui les effets. Un an plus tard, nous en sommes à peu près au même point. Combien de lacs doivent être touchés pour que la ministre se décide enfin à considérer qu’il y a urgence d’agir? », de s’interroger M. Bergeron.

Faisant référence au fait que le gouvernement publie quotidiennement la liste des lacs touchés par les algues bleues, la ministre a même été jusqu’à déclarer que d’aucuns lui avaient reproché d’en avoir « fait trop ». « La population ne reproche pas au gouvernement de l’informer de l’état de la situation, elle lui reproche de ne pas s’attaquer sérieusement aux causes du problème. Pour le moment, on s’en tient à des campagnes d’information et à des mesures volontaires. C’est la façon habituelle de procéder de ce gouvernement. C’est comme lorsque l’on invite les gens à se laver les mains pour lutter contre la bactérie C. difficile! Ce n’est pas sérieux. La population s’attend, de la part de son gouvernement, à ce qu’il prenne le taureau par les cornes et qu’il s’attaque résolument à des problèmes aussi importants. En l’absence de propositions concrètes de la part du gouvernement libéral, le Parti Québécois proposera donc, au cours des prochains jours et des prochaines semaines, toute une série de mesures pour lutter contre la prolifération d’algues bleues », a déclaré Pauline Marois.

La chef du Parti Québécois n’a pas manqué de souligner la discrétion de l’Action démocratique dans ce dossier depuis le début. « Comment expliquer qu’un parti, qui occupe la fonction d’opposition officielle et prétend donc être en mesure d’assumer le pouvoir, soit aussi effacé à propos d’un problème qui inquiète la population au plus haut point et à propos duquel celle-ci est en droit de s’attendre à une position claire et responsable de la part des personnes qui aspirent aux fonctions gouvernementales? », a conclu Mme Marois.

Prolifération des cyanobactéries

«LA GRAVITÉ DE LA SITUATION IMPOSE DES ACTIONS PLUS ÉNERGIQUES»
- Stéphane Bergeron

Québec, le vendredi 13 juillet 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de parcs, monsieur Stéphane Bergeron, s’inquiète de l’attitude plutôt désinvolte de la ministre Line Beauchamp dans le dossier des cyanobactéries.

«Comme la plupart des gens, particulièrement ceux qui vivent à proximité d’un plan d’eau envahi par les algues bleues, j’ai été sidéré des propos de l’attaché de presse de la ministre qui, la semaine dernière, laissait entendre que la ministre se pencherait sur les multiples facettes du problème… à son retour de vacances prévu pour la mi-août!  Ce matin, cinquante et un lacs figurent sur la liste des lacs contaminés de son ministère et nous ne sommes qu’à la mi-juillet.  La situation est très sérieuse et nécessite des actions vigoureuses dès maintenant», a déclaré monsieur Bergeron.

Le porte-parole du Parti Québécois dénonce la mollesse du plan d’action rendu public, le mois dernier, par le gouvernement libéral.  «À l’évidence, le plan gouvernemental ne se révèle pas très efficace.  La gravité de la situation exige que des mesures plus contraignantes soient mises en place, tant pour les propriétaires riverains, les plaisanciers et les milieux agricoles environnants.  La bonne volonté ne suffit plus», a soutenu Stéphane Bergeron.

Cela dit, le député de Verchères n’a pas manqué de rappeler que le gouvernement libéral a perdu énormément de temps, depuis l’apparition des premiers cas d’infestation de cyanobactéries, et que l’attitude de l’actuelle ministre de l’environnement n’a rien de rassurant.  «Il était nécessaire d’agir dès l’apparition du problème.  Or, nous aurons attendu jusqu’au début de la présente saison estivale pour mettre en place un plan d’action plutôt timide pour lutter contre la prolifération d’algues bleues.  Dans ce dossier, le temps joue contre nous.  Nous connaissons les sources du problème: les installations septiques inadéquates, la navigation à moteur et plus particulièrement l’utilisation de moteurs à deux temps, le recours aux engrais et pesticides, la dévégétalisation des berges.  Nous savons comment nous y prendre pour en venir à bout.  Dès lors, le gouvernement a le devoir de soutenir efficacement le monde municipal pour qu’une réglementation adéquate soit adoptée, puis appliqué et, surtout, respectée», d’insister monsieur Bergeron.

Le porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement invite le gouvernement à agir prestement en procédant à la mise en place des mesures requises pour l’application intégrale de la politique nationale de l’eau.  «L’eau est une des plus importantes richesses naturelles du Québec.  On la boit, on l’utilise pour nos besoins domestiques et la production d’énergie, en plus de constituer un attrait majeur de notre industrie touristique.  Si nous la laissons se dégrader sans intervenir, nous en paierons le prix.  C’est dans cette perspective de protection de la ressource et pour en assurer la pérennité que j’invite le gouvernement à intervenir avec beaucoup plus de vigueur», de conclure Stéphane Bergeron.

Projet de loi 21


«UN AUTRE PAS DANS LA BONNE DIRECTION…»
– STÉPHANE BERGERON

Québec, le jeudi 21 juin 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de parcs, monsieur Stéphane Bergeron, s’est réjoui de la décision du gouvernement libéral de modifier la Loi 23, afin d’en retirer toutes les dispositions prévoyant la vente de terres du Parc national du Mont-Orford et de ses installations récréotouristiques.

«Nous avons fait la démonstration de la contradiction qui perdurait entre les paroles empreinte de bonne foi prononcées par la ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs, qui affirmait ne pas vouloir vendre les terres et installations récréotouristiques visées par la Loi 23, et le cadre législatif découlant de cette même Loi et qui prévoyait expressément la vente de ces actifs. Au fond, c’est comme si un propriétaire qui ne veut pas vendre sa maison laissait une pancarte “À vendre” devant chez-lui. Loin de moi l’idée de mettre en doute la parole et la sincérité de la ministre, lorsqu’elle affirme qu’elle ne veut pas vendre ces actifs. Cependant, on ne peut savoir si elle serait toujours en poste au terme du processus d’élaboration d’un projet qui puisse faire consensus dans la région», de déclarer monsieur Bergeron.

«Aussi, valait-il mieux de lever définitivement cette épée de Damoclès que faisait planer sur ces actifs le maintien des dispositions de la Loi 23 prévoyant leur vente. Lors du volet “parcs” de l’étude des crédits du ministère, j’ai donc souligné à la ministre tous les articles de la Loi qui traitaient nommément de la vente des terrains distraits du Parc national de Mont-Orford. À défaut de pouvoir abroger la Loi, nous avons demandé à la ministre que ces articles contentieux en soient, à tout le moins, retirés. Après l’interruption du processus d’appel d’offres, l’abrogation de ces articles constitue donc une autre bonne nouvelle dans ce dossier», a indiqué le député.

Cela dit, le député de Verchères n’a pas manqué de rappeler que beaucoup de temps et d’énergie ont été investis en pure perte, jusqu’à présent, en raison de l’entêtement du précédent ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et du gouvernement. «Il aura fallu une longue, pénible et vaine circonvolution avant que le gouvernement revienne enfin à de meilleurs sentiments dans ce dossier. Il y a maintenant plus de 18 mois que les intentions du gouvernement, à l’effet de privatiser une partie du Parc national du Mont-Orford, suscitent la controverse et la réprobation au sein de la population québécoise. Aujourd’hui, ce sont la rigueur, la détermination et la patience, notamment démontrées par le Parti Québécois, qui auront été récompensées. Dans les circonstances, nous pouvons certes nous réjouir des avancées réalisées», de déclarer monsieur Bergeron.

«Mais il reste que le statut de ces terrains retirés du parc continue toujours d’alimenter la controverse. D’aucuns prétendent que le régime de protection qui leur a été octroyé par la Loi 23 et les ressources qui y ont été affectées par la ministre, en mai dernier, ne peuvent rivaliser avec le niveau de protection dont ils bénéficiaient lorsqu’ils faisaient partie du parc. Il faudra éventuellement statuer sur cette question. Il revient maintenant à la table de concertation, que doit constituer la MRC de Memphrémagog, ou à la MRC elle-même, d’envoyer des signaux clairs à la ministre, qui s’est formellement engagée à respecter la volonté exprimée par les gens du milieu et à agir en conséquence», a conclu monsieur Bergeron

Étude des crédits budgétaires du ministère de l’Environnement

EN PRÉSENCE DE LA MINISTRE, STÉPHANE BERGERON SOULÈVE LA QUESTION DE LA PROTECTION DES PETITS MILIEUX HUMIDES

QUÉBEC, le mardi 12 juin 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de parcs, monsieur Stéphane Bergeron, a profité de l’étude des crédits budgétaires du ministère du Développement durable, de l’environnement et des parcs, à laquelle prenait part la ministre, pour tenter d’obtenir des précisions quant au degré de protection dont jouissent désormais les petits milieux humides du Québec, dont ceux situés à Boucherville et Longueuil et qui servent de refuge à la rainette faux-grillon.

L’étude des crédits budgétaires constitue, pour les parlementaires, un opportunité privilégiée permettant un accès direct à la ministre et à l’expertise de son ministère.  Au cours d’un échange portant sur la protection des milieux humides, Stéphane Bergeron a porté à l’attention de la ministre la situation du secteur de Montbrun, à Boucherville.  «On attend toujours la politique du ministère sur les milieux humides, sauf qu'on sait qu'au cours de la dernière année le gouvernement a décidé de ne plus protéger les petits milieux humides, situation que n'ont évidemment pas manqué de dénoncer plusieurs environnementalistes.  Les milieux humides, qui se font de plus en plus rares, particulièrement en Montérégie, ont grand besoin d’être protégés.  C’est d’autant plus vrai dans le cas des plus petits milieux humides.  Je pense ici à celui qui se trouve tout à côté de chez nous, à Boucherville, dans le comté de mon collègue de Marguerite-d'Youville, qu'on envisage d'ouvrir au développement, alors que c'est l’un des derniers refuges de la rainette faux-grillon.  Alors, comment réconcilier les louables intentions du gouvernement avec cette drôle de décision de ne plus protéger les petits milieux humides, alors que nous sommes toujours en attente de la politique du ministère en cette matière?», de demander monsieur Bergeron.

La ministre a alors expliqué que son ministère avait récemment rendu public un document intitulé Traitement des demandes d'autorisation des projets dans les milieux humides, qui stipule clairement, selon ses propos mêmes, que, «s'il y a un lien avec un cours d'eau, donc un lien hydrique, ou s'il y a la présence d'espèces menacées ou vulnérables, il y a une protection dévolue aux milieux humides».  Ce à quoi le député de Verchères a rétorqué: «Vous tenez des propos fort rassurants, mais il semble que ça n'ait rassuré personne sur le terrain, puisque les gens sont très préoccupés de ce qui se passe actuellement pour ce qui est de la survie de la rainette faux-grillon, que ce soit à Longueuil ou à Boucherville».  À ce moment, la ministre a expliqué que la procédure étant relativement nouvelle, il fallait se donner le temps de la connaître et de l’apprivoiser.

Rappelons que le débat entourant l’avenir de ce milieu humide en milieu urbain défraie les manchettes depuis que la ville de Boucherville a fait connaître son intention de permettre des projets de développement dans ce secteur. 

Développement domiciliaire et hôtelier prévu

LE PARTI QUÉBÉCOIS SE PORTE À LA DÉFENSE DES TERRAINS ADJACENTS DU PARC DES ÎLES-DE-BOUCHERVILLE

QUÉBEC, le mercredi 6 juin 2007 – Le député de Verchères, monsieur Stéphane Bergeron, et la députée de Taillon, madame Marie Malavoy, sont respectivement intervenus auprès de la ministre du Développement durable, de l’environnement et des parcs pour éviter la réalisation d’un développement domiciliaire et hôtelier sur les terrains adjacents du Parc national des Îles-de-Boucherville.

Soulevant la question à l’Assemblée nationale, le député de Verchères a exprimé ses préoccupations à l’égard de ce dossier. «Le promoteur veut construire quelque 2 500 unités de logement à l'orée du parc. Le projet comprendra aussi un hôtel, un spa, une marina, un golf. Le directeur du parc national des Îles-de-Boucherville prévoit des impacts très lourds sur l'environnement. Plusieurs sont inquiets de voir apparaître un nouvel Orford à l'orée de Montréal. Quelle position entend adopter le gouvernement dans ce dossier pour le moins délicat?».

Peu rassuré par la tiédeur de la réponse donnée par la ministre, qui s’est essentiellement contentée de dire qu’elle examine la situation de près, monsieur Bergeron est revenu à la charge en lui demandant ce qu’elle avait l’intention de faire, concrètement, pour que ce développement immobilier ne puisse voir le jour et menacer l’intégrité écologique du parc. «Là encore, la ministre est demeurée évasive, précisant simplement qu’elle allait consulter ma collègue de Taillon, Marie Malavoy», de s’inquiéter Stéphane Bergeron.

Après s'être entretenue avec la ministre, Marie Malavoy a déclaré: « Je veux suivre de très près l'évolution de ce dossier car, à l'évidence, ont est justifié d'avoir des inquiétudes face à ce projet"».

Abrogation de la Loi 23

LE PARTI QUÉBÉCOIS DONNE SUITE À SON ENGAGEMENT

ORFORD, le mardi 15 mai 2007 – Conformément à l’engagement formel qu’il avait pris en ce sens, le Parti Québécois a déposé le premier projet de loi de la nouvelle législature, un projet de loi qui vise à abroger la Loi 23, la loi qui privatise une partie du Parc national du Mont-Orford. « Nous donnons suite à notre engagement. Nous avons forcé le gouvernement à faire marche arrière dans ce dossier. Maintenant, il faut poser un geste de plus et abroger la Loi 23 purement et simplement », a déclaré le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et parcs, Stéphane Bergeron.

Par ailleurs, le député de Verchères s’est réjoui du fait que les députés de l’Assemblée nationale aient unanimement accepté que le Parlement soit saisi de ce projet de loi important pour la communauté estrienne et pour le Québec tout entier. « Fait rarissime, nous avons demandé à ce que les parlementaires s'expriment sur cette question par un vote nominal. Unanimement, les députés se sont dits d’accord pour que le Parlement discute de ce projet de loi abrogeant la Loi 23. Ce vote doit certainement être perçu comme un signal d’ouverture pour la suite des choses. J’ose maintenant espérer que le gouvernement Charest prendra acte de la volonté exprimée par l’Assemblée nationale et qu’il appellera le projet de loi, afin que celui-ci soit formellement adopté », a insisté M. Bergeron.

Compte tenu que le projet de loi 190 a été déposé dans les délais prescrits par le Règlement de l’Assemblée nationale, il est possible d’en débattre et d’en disposer avant l’ajournement pour la période estivale. « J’invite donc le leader parlementaire du gouvernement à inscrire ce projet de loi à l’ordre du jour des travaux de la Chambre d’ici les prochaines semaines. Une fois la Loi 23 abrogée, les intervenants de la MRC Memphrémagog auront véritablement les coudées franches pour travailler à la mise sur pied d’un projet rassembleur et structurant, qui assurerait la pérennité des installations récréotouristiques et la protection des territoires du Parc national du Mont-Orford. L’abrogation de la Loi 23 lèverait aussi la menace de privatisation qui plane actuellement au-dessus des autres parcs nationaux du Québec », a conclu Stéphane Bergeron.

Mont-Orford

LE PARTI QUÉBÉCOIS DÉPOSERA UN PROJET DE LOI ABROGEANT LA LOI 23

Québec, le mardi 8 mai 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de parcs, Stéphane Bergeron, a fait inscrire un projet de loi au feuilleton de l’Assemblée nationale, abrogeant la Loi permettant d’assurer l’agrandissement du parc national du Mont-Orford, la préservation de la biodiversité de territoires limitrophes et le maintien des activités récréotouristiques.

Monsieur Bergeron se réjouit de la volte-face du gouvernement à quelques heures de la rentrée parlementaire dans l’épineux dossier de la privatisation du parc national du Mont-Orford, qu’il considère comme un pas dans la bonne direction. Or, dans le but de prévenir de façon définitive la privatisation partielle du parc, la loi 23 doit nécessairement être abrogée.

« Hier le gouvernement a démontré une certaine ouverture dans le dossier. Il doit maintenant démontrer le sérieux de sa démarche et permettre que la loi soit abrogée, afin de lever définitivement la menace que laisse toujours planer son maintien sur les territoires et installations récréotouristiques visés. C’est la raison pour laquelle j’ai fait inscrire ce projet de loi au feuilleton de l’Assemblée nationale. Nous comptons sur le gouvernement pour que ce projet de loi soit rapidement appelé en Chambre afin de protéger de façon définitive le caractère public du Mont-Orford », a indiqué M. Bergeron.

Rappelons que le gouvernement n’a nul besoin d’une loi pour agrandir un parc national ou pour en préserver les écosystèmes. Il dispose déjà des outils législatifs et réglementaires lui permettant de procéder. Par contre, l’actuelle loi 23 prévoit toujours la vente d’une partie du territoire et des installations récréotouristiques du parc national du Mont-Orford, en plus de fixer les paramètres du projet qu’on demande de nouveau à la MRC de développer. Il est donc essentiel que cette loi soit abrogée.

ENFIN!

LE GOUVERNEMENT CHAREST ENTEND RAISON

Québec, le lundi 7 mai 2007 – Le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et parcs, Stéphane Bergeron, se réjouit d’apprendre que le gouvernement Charest ait entendu raison et recule enfin sur sa décision de privatiser une partie du parc national du Mont-Orford.

« À quelques jours de l’échéance du dépôt des soumissions dans le cadre de l’appel d’offres, le gouvernement répond finalement aux demandes que nous réitérons depuis près d’un an et demi. Bien que je me réjouisse du fait que le parc demeure du domaine public, je ne peux m’empêcher de dénoncer la façon improvisée et maladroite avec laquelle le gouvernement Charest a mené ce dossier. La région aura perdu beaucoup de temps et d’énergie », a indiqué M. Bergeron.

Rappelons que le Parti Québécois a toujours été en faveur de l’agrandissement du parc national et contre la privatisation partielle du Mont-Orford, alors que l’ancien ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Claude Béchard, maintenait qu’il n’était pas de la responsabilité de l’État de gérer un centre de ski et un club de golf. Or, nous apprenions ce matin que c’est finalement la SÉPAQ qui assumera cette responsabilité pour les 24 prochains mois.

Notons également que le gouvernement met fin au bail actuel avec Mont-Orford Inc., ce qui aura comme conséquence de rembourser 100 % de la valeur des actifs à l’entreprise, soit 20 % de plus que ce qui était initialement prévu, au moment où le gouvernement, avec grande précipitation, a lancé toute cette controverse. Rappelons également que M. Béchard s’est époumoné à répéter que les Québécoises et Québécois n’auraient pas à payer davantage dans ce dossier. Or, la ministre Beauchamp nous annonce que le gouvernement versera une aide supplémentaire pour en arriver à une solution.

« Le gouvernement n’a nul besoin de la Loi 23 pour agrandir le parc et préserver la montagne. Son maintien semble davantage motivé par des impératifs politiques que par des considérations juridiques. Par contre, la Loi 23 prévoit toujours la vente d’une partie du territoire et des installations récréotouristiques du parc national du Mont-Orford, de même que les paramètres du projet qu’on demande maintenant à la MRC de développer en deux ans. C’est pour cette raison que le Parti Québécois entend déposer un projet de loi visant l’abrogation de la Loi 23 », a conclu M. Bergeron.

Cabinet fantôme du Parti Québécois

STÉPHANE BERGERON RECONDUIT DANS SES FONCTIONS DE PORTE-PAROLE EN MATIÈRE D’ENVIRONNEMENT ET DE PARCS

QUÉBEC, le 26 avril 2007 – Suite à l’assermentation des députés du Parti Québécois, le chef de la deuxième formation politique d’opposition à l’Assemblée nationale, monsieur André Boisclair, a divulgué la composition de ce qu’il est désormais convenu d’appeler son cabinet fantôme.  Le député de Verchères, Stéphane Bergeron, a été confirmé dans ses fonctions de porte-parole du Parti Québécois en matière d’environnement et de parcs.

«Mon travail s’inscrira donc dans la continuité de ce que nous avions entrepris au cours de la dernière législature.  Les défis en matière d’environnement sont nombreux.  Le Parti Québécois, avant et pendant la campagne électorale, s’est déjà attardé à certains volets spécifiques: réduction de la dépendance au pétrole, développement de la filière éolienne, amélioration de la qualité de l’air, augmentation de l’offre de service pour le transport en commun, pour ne mentionner que ces dossiers.  En ce qui a trait au Protocole de Kyoto, nous aurons le gouvernement libéral à l’œil, d’autant qu’il est clair que son plan vert ne lui permettra pas d’atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre.  Quant au dossier des parcs, tout comme je l’ai fait pour le parc national du Mont-Orford, je continuerai de défendre énergiquement le patrimoine collectif des Québécoises et Québécois», de déclarer Stéphane Bergeron.

Le chef du Parti Québécois a également annoncé la mise sur pied d’un comité de députés qui se penchera sur l’économie, le développement durable et les régions.  Outre monsieur Bergeron, ce comité, qui sera présidé par monsieur Boisclair lui-même, sera composé des députés François Legault (Finances et développement économique), Rita Dionne-Marsolais (Conseil du trésor), Lisette Lapointe (Emploi et solidarité sociale), Danielle Doyer (Régions et ruralité), Irvin Pelletier (Développement économique régional), Sylvain Gaudreault (Énergie) et Alexandre Cloutier (Recherche et développement).