Une «campagne verte»
L’humanité fait face aujourd’hui à des défis environnementaux majeurs et décisifs pour son avenir. La présente campagne électorale sera l’occasion, pour le Parti Québécois, de s’exprimer haut et fort sur la question.
Cependant, nous n’entendons pas nous contenter que de simplement discourir sur l’environnement. Nous verrons à mettre concrètement en application les principes que nous défendons et dont nous faisons la promotion. C’est pourquoi nous avons développé le concept d’une «campagne verte», une campagne originale au cours de laquelle des mesures concrètes et novatrices seront mises en œuvre pour réduire sensiblement notre empreinte écologique.
Aussi, au moment de lancer une campagne électorale axée sur le thème de l’environnement, il importe de réaliser que cela exigera une révision en profondeur de vieux réflexes qui auront tôt fait de resurgir au cour de cette période. Tout ce que nous achetons et tout ce que nous consommons a un impact sur la Terre... Pour renverser la tendance et éviter la catastrophe écologique appréhendée, l’espèce humaine doit désormais s’employer à anticiper et tenter de limiter, sinon d’éliminer, les impacts de sa présence et de ses activités sur notre planète. Chacune et chacun d’entre nous, tant individuellement que collectivement, doit donc se pencher sur ses habitudes et gestes quotidiens, de même que sur leurs conséquences sur l’environnement.
Aussi, le Parti Québécois de Verchères s’est donné pour tâche de revoir ses façons de faire. Voici donc comment, avec son candidat, monsieur Stéphane Bergeron, il entend faire campagne :
1. Visibilité
Nous avons résolument décidé de réduire notre empreinte écologique. Dans ce contexte, la décision de mener une campagne soucieuse de l’environnement se concrétise en investissant des sommes et des efforts dans le but de faire les choses autrement. Un des premiers gestes posés par notre comité électoral fut de choisir un local électoral qui réponde à nos exigences : être situé à proximité de la population et des services, de telle sorte de limiter les déplacements, tout en assurant une excellente visibilité. À ce chapitre, selon les données du ministère des Transports, le local est situé dans un carrefour où le flot quotidien de personnes et de véhicules figure parmi les plus importants du secteur.
Outre l’emplacement géographique du local électoral, nous nous sommes également tournés vers d’autres moyens de communication et de visibilité ayant pour effet de réduire la «pollution visuelle» qui fut tant décriée par nos concitoyennes et concitoyens lors des campagnes électorales antérieures, particulièrement la dernière élection partielle dans Verchères.
Enfin, nous profiterons de la grande souplesse que nous offrent les technologies de l’information pour assurer notre présence sur l’échiquier politique, tout en laissant une empreinte moins lourde sur l’environnement. Dans cette perspective, notre site Internet constitue un outil privilégié de communication.
2. Affichage
Notre comité a opté pour une réduction substantielle de l’affichage traditionnel. Nos panneaux sont installés en nombre plus restreint à des endroits stratégiques dans chacune des municipalités de la circonscription. Nous privilégierons la participation citoyenne en misant sur ce que nous appelons l’affichage «domestique».
Par cette façon de faire, nous voulons briser la vieille habitude voulant qu’il faille absolument gagner la bataille de l’affichage, qui ajoute bien peu, il faut le reconnaître, à la profondeur des débats. Nous pourrions résumer notre stratégie par l’expression : «afficher peu, mais afficher mieux!». Nous sommes bien conscients du fait que, tout au long de la campagne, nous risquons d’entendre des commentaires portant sur la modestie de notre affichage. Chaque fois, nous rappellerons les raisons qui motivent ce choix stratégique.
Publicité sur les autobus de la CIT
Les transports en commun figurent au centre d’une stratégie concertée de développement durable et de réduction des gaz à effet de serre et autres polluants atmosphériques. Dans cette perspective, nous voulons illustrer l’importance que nous accordons à ce mode de transport en accordant également une certaine importance à l’affichage sur les autobus de la CIT qui sillonnent la circonscription de Verchères, particulièrement à Varennes, Saint-Amable et Verchères et Contrecoeur (dans le périmètre desquelles nous retrouvons près des deux tiers de la population totale de la circonscription).
Dès la semaine prochaine, vous verrez apparaître nos panobus sur le territoire de la circonscription. Ce mode d’affichage est particulièrement efficace pour atteindre la clientèle la plus largement représentée sur le marché du travail, soit les 18-49 ans. L’affichage à l’extérieur des autobus nous assure une visibilité de plusieurs heures par jour pendant trois semaines. Mais l’affichage à l’extérieur des autobus ne permet pas simplement d’assurer une grande visibilité à notre parti, ses couleurs, sa thématique, son candidat et son option, il constitue une prise de position sans équivoque en faveur du transport en commun.
3. Véhicule de campagne
Un véhicule «vert», c’est-à-dire hybride, figure au cœur de notre campagne. Ce véhicule affiche les couleurs du Parti Québécois et de son candidat dans Verchères, ce qui constitue une autre façon d’être bien en vue, tout en limitant notre empreinte écologique.
Notre véhicule de campagne, une Prius hybride de Toyota, présente, selon les chiffres fournis par le fabricant, une consommation moyenne d’essence de 5 litres au 100 kilomètres pour un rejet de CO2 de l’ordre de 104 grammes au kilomètre.
Nous avons décidé de compenser pour les émissions de gaz à effets de serre produites pendant la campagne. Pour nous aider dans le calcul sur la compensation, nous avons contacté plusieurs groupes environnementaux, dont la Fondation canadienne de l’arbre. Son président, monsieur Michaël Rosen, a bien voulu effectuer avec nous le calcul de la compensation.
Nous avons estimé que pour compenser les émission de CO2 rejetées dans l’environnement par notre véhicule de campagne, nous devrons planter un arbre pour chaque bloc de 68,5 km franchis par le véhicule pendant la campagne. C’est un engagement formel que prend l’organisation du Parti Québécois de Verchères.
Ce soir, monsieur Pierre Boivin, du Comité Environnement de Saint-Marc-sur-Richelieu, prendra la lecture de l’odomètre du véhicule. Le soir du scrutin, soit le 26 mars prochain, cette personne prendra à nouveau la lecture de l’odomètre. Cette lecture nous permettra d’établir le nombre d’arbres que le Parti Québécois de Verchères compte faire planter dans la circonscription au cours du mandat. Il procédera, pour ce faire, via divers organismes de la circonscription s’intéressant à l’horticulture, à l’écologie et à l’environnement.
4. Dépliant
Le dépliant constitue le moyen le plus direct de communiquer avec l’électeur, puisqu’il l’atteint directement dans son foyer. Il importe donc que cet outil reflète bien la philosophie de la «campagne verte».
Comme il n’est guère écologique d’utiliser une telle quantité de papier, nous comptons, dans le même esprit que pour l’utilisation du véhicule hybride, atténuer l’empreinte écologique découlant de notre utilisation de papier en recourant au même procédé que pour l’utilisation du véhicule de campagne, c’est-à-dire en s’engageant à planter une certaine quantité d’arbres après la campagne.
Une feuille de papier pesant environ 5 grammes et comme il faut 0,000095 arbre pour produire cette même feuille de papier, cela veut dire qu’un arbre peut produire quelque 10500 feuilles de papier. Par ailleurs, en recyclant 54 kilogrammes - environ 119 livres - de journaux, on remplace un arbre, soit 10500 feuilles de papier.
C’est sur la base de ce calcul, fourni par Le forum écocitoyen, que nous pourrons également établir le nombre d’arbres que le Parti Québécois de Verchères devra faire planter pour compenser notre utilisation du papier, prenant également en considération la quantité de papier qui sera recyclée au local. Une mention à cet effet sera évidemment incluse dans le dépliant même. Nous ne produirons qu’un seul dépliant, qui sera imprimé sur du papier recyclé non glacé au moyen d’encres écologiques.
5. Local électoral
À l’intention de nos bénévoles, nous avons rédigé un guide pour l’organisation de notre local, dans la perspective d’une «campagne verte». Toutes et tous sont invités à le respecter scrupuleusement.
Concrètement, nous devrions faire en sorte:
de n’utiliser que du papier 30 % recyclé post-consommation (certifié Enviro 100 ou FSC);
de ne servir que du café et du thé équitables et biologiques;
de n’utiliser que de la vaisselle réutilisable ou, à défaut, recyclable;
de recycler le papier, le verre, le métal et le plastique.
En outre, nous devrions voir à ce que:
les documents soient imprimés en format recto-verso le plus souvent possible;
la plupart des appareils électriques et des lumières soient fermés avant de quitter le soir;
personne, dans l’organisation, ne laisse tourner inutilement le moteur de son véhicule aux abords du local électoral;
toutes nos affiches, au lendemain des élections, soient recyclées et/ou réutilisées.
