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L'avenir des ZECS à Maisonneuve en direct

«Pierre Maisonneuve en discute avec Pierre Corbeil, ministre des Ressources naturelles et de la Faune et député d'Abitibi-Est, Stéphane Bergeron, député péquiste de Verchères, porte-parole de l'opposition officielle en matière de faune et de parcs, et Jean-Claude D'Amours, directeur général de la Fédération québécoise des gestionnaires de ZECS (Zones d'exploitation contrôlée).»

Écoutez l'extrait sur le site de Radio-Canada dans la zone «Extraits audio» en cliquant ici.

LE DÉPUTÉ DE VERCHÈRES RÉPOND AU MINISTRE CORBEIL

Québec, le vendredi 17 mars 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et de parcs, M. Stéphane Bergeron, dénonce les récents propos du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil, véhiculés ce matin dans un communiqué de presse.

Questionné à l’Assemblée nationale le 16 mars dernier, le ministre Corbeil avait déclaré : « il n'est pas question de privatiser de façon anarchique le territoire ». L’opposition officielle a tout de suite réagi en dénonçant les propos du ministre Corbeil qui, ni plus ni moins, confirmait la privatisation des zecs. Or, dans un communiqué de presse émis ce matin, le ministre tente de vouloir éclaircir ses propres propos en affirmant qu’il était plutôt question de développer de façon durable les zecs.

« Si le ministre confond privatisation et développement, c’est normal que ce gouvernement aille si mal. C’est à se demander si, à défaut de pouvoir respecter ses engagements de gouverner dans le respect du développement durable, M. Charest est plutôt en train de faire la promotion d’une politique de privatisation durable au Québec. Jean Charest veut vendre un parc national, celui du Mont-Orford. Nous voulons le protéger. Les libéraux veulent maintenant privatiser les zecs. Nous voulons conserver ce qui fonctionne bien. Mais quand est-ce que l’obsession de la privatisation de ce gouvernement va-t-elle s’arrêter? », se demande le député.

Le ministre Corbeil déclarait également dans son communiqué que son gouvernement travaille « de concert avec tous les partenaires ». Or, « si le désordre social que ce gouvernement est en train de créer avec la privatisation du Parc national du Mont-Orford est un exemple de travail d’équipe, la population a raison d’être très inquiète pour l’avenir », a conclu M. Bergeron.


Renseignements complémentaires :
Lire l'article «ZEC / Inquiétude» sur Canoë en cliquant ici.

L’OPPOSITION OFFICIELLE DÉNONCE L’OUVERTURE DU MINISTRE À LA PRIVATISATION DES ZECS

Québec, le jeudi 16 mars 2006 – Le député de Verchères et porte parole en matière de faune et parcs, M. Stéphane Bergeron, dénonce l’intention du ministre des Ressources naturelles et de la Faune, Pierre Corbeil d’ouvrir la porte à la privatisation des zones d’exploitation contrôlées (zecs).

Questionné aujourd’hui à l’Assemblée nationale, le ministre Corbeil n’a pas nié que son gouvernement allait procéder.  Or, malgré le mécontentement général de la population dans le dossier de la privatisation du Mont-Orford, le gouvernement vendra une partie importante de la montagne, une part du patrimoine naturel du Québec.

« Dans le contexte actuel du projet de vente du Parc national du Mont-Orford au privé, qui suscite l’opposition de 76% de la population québécoise, on peut se questionner sur les intentions véritables qui poussent le gouvernement à aller de l’avant avec la privatisation des zecs.  Qui bénéficiera de ces décisions dommageables pour la population québécoise et pourquoi le gouvernement de M. Charest s’entête a faire continuellement fi des préoccupations de la population du Québec», a indiqué le député.

Rappelons que les zecs ont été créées dans un esprit de conservation et de mise en valeur de la faune dont la gestion est faite par les populations locales.  Comme le prévoit la politique gouvernementale qui régit l’exploitation des zecs, les territoires doivent demeurer la propriété de tous et être accessible à tous. « Le gouvernement Charest n’écoute pas la population, il gère son agenda en fonction d’intérêts particuliers allant à l’encontre de l’intérêt commune et des principes de développement durable. Je trouve inconcevable que le gouvernement aille de l’avant avec une énième privatisation, comme si le Québec était à vendre», a ajouté M. Bergeron.

«Le gouvernement ne peut continuellement aller à l’encontre des intérêts de la population. M. Corbeil doit immédiatement revenir sur sa décision dans ce dossier et empêcher toute privatisation des zecs, même partielle,  afin de respecter les intérêts du Québec mais également dans le but de préserver un important héritage légué aux générations actuelles et futures par le Parti Québécois de René Lévesque », a conclu le député.

Le gouvernement Charest doit fermer la porte à la privatisation des ZECS

Québec, le lundi 6 février 2006 – Le député de Verchères et porte-parole de l’opposition officielle en matière de faune et parcs, M. Stéphane Bergeron, dénonce les intentions du gouvernement Charest d’ouvrir la porte à la privatisation de certaines des zones d’exploitation contrôlées (zecs).

« Les zecs ont été créées dans un esprit de conservation et de mise en valeur de la faune et ces territoires doivent demeurer accessibles à tous. Il est inconcevable que Québec envisage l’ajout de places réservées uniquement et strictement aux entreprises de pourvoiries.  Cette situation serait incompatible avec l’esprit de la politique gouvernementale qui régie l’exploitation des zecs », a indiqué le député.

« Il en va du principe même de l’existence de ces zones protégées qui veut que les organismes chargés de les gérer assurent une chance égale à tous pour l'accès du territoire et pour une utilisation récréative de la faune. Il m’apparaît irrévérencieux de la part du gouvernement de s’ingérer directement dans le processus décisionnel entourant l’attribution de places pour les activités de pêche alors que le succès de ce système, unique au monde, est assuré actuellement par 580 bénévoles.  Au sein des conseils d’administration, ils sont avant tout des utilisateurs qui prennent en main la gestion de la faune sur le territoire dont ils ont la responsabilité », a poursuivi M. Bergeron.

Le ministre Pierre Corbeil doit immédiatement intervenir pour que soit retirée la consigne signifiée au président de la zec Bonaventure. Le rôle et le mandat des zecs doivent être respectées. Le gouvernement n'est pas seul dans la gestion de la ressource puisqu'il est aidé dans sa tâche par les utilisateurs membres des associations gestionnaires.

Depuis l’arrivée au pouvoir des libéraux, les annonces d’ingérences du secteur privé se multiplient.  En effet, après le système de santé et plus récemment la gestion de l’eau, c’est maintenant le tour des zecs à être soumises à ce régime. « J’invite la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs et ses membres à signifier leur opposition au gouvernement Charest afin de maintenir en place un des fleurons légués par le Parti Québécois de René Lévesque », a conclu le député.


Pour connaître le rôle d'une ZEC veuillez consulter le site de la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs en cliquant ici.